Dikozik

Samedi 22 juillet 2006

Le commentaire de Maxi m'a donné l'idée de proposer quelques définitions de genre musicaux évoqués ici. J'ai créé une nouvelle catégorie, "Dikozik" pour ces sujets, ce sera plus facile de les consulter ainsi.

Le hard rock

Commençons par une lapalissade : le hard rock est une version durcie du rock. Cette "dureté" est due :
- au taux de distorsion des guitares plus élevé : comparez la guitare de Keith Richards (claire ou crunch, fuzz sur quelques riffs genre "Satisfaction") à celle de Slash ou de Ritchie Blackmore).
- à la batterie plus massive (John Bonham rules !).
- aux voix plus aiguës, plus criardes et emphatiques.
Mais s'il est plus violent, le hard rock conservera toujours ses racines blues, que l'on entendra de manière explicite. C'est d'ailleurs ce qui le différencie du heavy metal. Je précise bien "de manière explicite" car, fondamentalement, toutes les musiques "rock" (au sens large) descendent du blues. Mais certaines l'ont "blanchi" (ou européanisé) plus ou moins*.
Led Zeppelin est le plus souvent cité comme étant "l'inventeur" du genre. En décortiquant les disques du dirigeable on entend tout ce qui va se jouer les vingt années suivantes. Mais si le Zep est de plomb, il n'ira pas jusqu'à jouer du heavy metal., même si certains font ce raccourci. D'autres ont effleuré le genre par intermittence (Cream, Jimi Hendrix, Steppenwolf et même les Beatles avec le fameux "Helter skelter"…), sans s'y cantonner et sans explorer jusqu'au bout ses particularités.

L'autre groupe phare du hard rock est Deep Purple, qui partage avec Led Zep ses racines blues. Tout comme lui, il ajoutera des sonorités orientales à son style (Blackmore est devenu un spécialiste du genre).
Au-delà des groupes typiquement 70ies avec une certaine approche progressive (solos à rallonge, l'expérimentation et un côté psychédélique… c'est l'époque qui veut ça), un autre courant de hard rock naît avec des formations comme AC/DC ou Aerosmith qui restent toujours très blues dans leurs racines, mais s'affirment surtout comme les héritiers du rock'n'roll des origines (Chuck Berry, Gene Vincent). Le format des chansons est plus ramassé, l'ambiance moins grandiloquente et plus fun. Mais on trouve ici aussi des guitares plus saturées, des voix aiguës plus "criées", etc.
Histoire de simplifier l'affaire le terme hard rock a une autre acception. Il désigne également, au-delà du style musical défini ci-dessus, le genre et l'ensemble des courants qui en sont issus (hard US, hard FM, hard glam, heavy metal, speed mélodique, power metal, thrash metal, death metal, death metal mélodique, black metal, viking metal, pagan metal, grindcore, néo-metal, metal prog, etc.) Pas de confusion donc.

* Dans le monde de la définition musicale et des influences, on distingue souvent les musiques noires des musiques blanches. Je précise qu'il n'y a (et n'y aura) dans cette différenciation aucune hiérarchisation ou aucun sous-entendu racial bien entendu. Je préfère préciser cela afin qu'il n'y ait aucun malentendu avec quelque malcomprenant et autre bouché du neurone.

Le hard rock en quelques disques (d'un point de vue "importance historique")
AC/DC – Highway to hell
Aerosmith – Toys in the attic
Alice Cooper – Billion dollar babies
Deep Purple – Machine head ou In rock
Guns'n'roses – Appetite for destruction
Led Zep – II
Rainbow – Rising
Scorpions – Tokyo tapes
Thin Lizzy – Bad reputation
Trust – Répression
Yngwie Malmsteen - Rising force


Il en manque, forcément, du genre Ted Nugent, Uriah Heep ou UFO, mais j'avoue être un peu léger au sujet de ces trois là. Disons que c'est un point de départ pour les djeun's qui démarrent :).


Mon hard rock en quelques disques
AC/DC – Highway to hell
D.A.D. – No fuel left for the pilgrims
Def Leppard – High'n'dry
Dio – Dream evil
Fastway – All fired up
Great White – Once bitten
Led Zep – IV
Motörhead – 1916
Rainbow – Rising
Riot – Fire down under
Tesla – Mechanical resonance
Thin Lizzy – Bad reputation
Yngwie Malmsteen – Odyssey
WASP – The headless children
Waysted – Save your prayers

Quelques uns ces albums sont évidemment anecdotiques d'un point de vue historique (Great White ou Tesla) mais restent excellents et finalement plus excitants vingt ans après que certains disques plus renommés (je n'échangerais pour rien au monde tout Guns contre un Tesla !). Si vous souhaitez des chroniques de certains de ces disques, y a qu'à demander. 
Dernière chose : le WASP, le Motörhead et le Dio sont "limites" hard rock (on n'est pas loin du metal non plus mais les fondamentaux de ces groupes sont plus hard que metal, dont acte. Et puis le choix est trop difficile à faire dans la catégorie metal :) )

 

 

Par Heavy REM
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Mercredi 26 juillet 2006

En attendant la sortie de Matter of life and death, prochain album de Iron Maiden, révisons un peu nos classiques avec ce nouveau chapitre du Dikozik (quel enthousiasme !).

Le heavy metal
Le heavy metal a conservé certaines bases du hard rock pour durcir encore plus le ton avec un taux de saturation toujours  plus élevé (on parle d'overdrive). Les tempos s'alourdissent avec des batteries plus profondes). Les voix conservent l'emphase et les aigus du hard rock.
Mais c'est la disparition de toute influence blues explicite qui caractérise principalement le heavy metal, classant définitivement le style dans les "musiques blanches" (au même titre que la musique classique ou les musiques folkloriques "européennes", la country, etc.). Petite digression : les musiciens du genre puiseront souvent leurs influences chez les grands compositeurs classiques (les plus abordables Bach et Paganini, le plus souvent).
Globalement, le heavy metal est une musique plutôt simple et assez basique (tout un tas de groupes se sont chargés de compliquer l'affaire au fil des années bien entendu). Mais historiquement, les titres metal sont basés sur un ou deux riffs, guère plus, qui en constituent l'ossature.
Outre les sonorités massives de guitare et son orientation "riff", le metal  trouve son identité dans une attitude et une thématique particulières.

L'attitude
On est ici dans la surenchère. Toujours plus fort, plus aigu, plus rapide (pour les solos de guitare notamment, mais cette démarche affectera le tempo général des chansons et enfantera le speed metal)… Le heavy metal, encore plus que le hard rock, affirme sa différence, sa rupture avec la production musicale "grand public". En érigeant des barrières (barbelées) d'agressivité, il impose à l'auditeur un temps d'adaptation et une nécessaire initiation. Souvent l'amateur de rock ira jusqu'à écouter du hard rock (AC/DC ou Led Zep) mais ne franchira pas le pas avec le metal qui est "trop". Cet effort pour le dompter est le liant qui crée une connivence et une sorte de "fraternité" chez les fans (internet et ses nombreux forums permettent tout de même de nuancer cette idée, en permettant à des connards fans de heavy metal de montrer qu'ils sont aussi nombreux au mètre carré que dans tout autre type de population).

Le look
Puisque le metal est la musique de l'extrême, il lui faut une "façade" en adéquation avec sa philosophie. Les coupes de cheveux s'allongent, les vêtements se rapprochent du corps. Visuellement, le musicien devient une sorte de super héros, un surhomme qui puise son énergie dans la violence et la force de sa propre musique, mais également dans la fraternité censée unir tous les fans. Chaque membre du groupe joue alors un rôle. Il devient une icône, un archétype (le soliste fou, le chanteur surexcité, le batteur bûcheron, etc.). La projection des fans est évidente…
Les fans suivent généralement le mouvement, surtout dans les années 80 où tout fan de metal se repérait à dix bornes. C'est moins facile de nos jours (nous y reviendrons quand nous aborderons le chapitre "neo" et NWOAHM).

Les thématiques
Le sexe, la drogue, l'alcool, restent des préoccupations courantes dans les textes des chansons, mais souvent les paroliers de heavy metal s'en éloignent pour aborder deux autres types de sujet qui illustrent bien la grandiloquence musicale proposée :
- les thèmes fantastiques (fantasy, space opera, horreur, SF diverse)
- les thèmes historiques, souvent guerriers (grands personnages, événements, guerres…).

La politique ou toute considération sociale n'a pas droit de cité. On retrouvera ce type de préoccupation dans des styles plus proches de la rue (le thrash metal notamment de par son affiliation au punk).

Trois groupes ont posé les bases du heavy metal.
Le plus emblématique est Black Sabbath. Il a creusé les fondations, créé une mythologie et écrit les "tablettes de la loi" heavy metal. Titres ultra simple, riffs à tous les étages, lourdeurs pachydermiques de certains titres, voix hallucinée d'Ozzy Osbourne, thématique fantastique dans l'ensemble et référence occulte et mystique. En outre, Black Sabbath était réputé (à l'époque) pour être le groupe le plus nul de son temps par la grande majorité des amateurs de musique électrique. Cette attitude hautaine et méprisante de la caste des "rockers au bon goût" perdurera au-delà des décennies et l'on peut encore lire leur prose dans des journaux aussi prestigieux qu'insipides (Rock & folk notamment).
Le deuxième est également anglais : Judas Priest, outre son style musical tonitruant, il a également imposé le look cuir / clou (probablement une influence de l'imagerie gay comme on peut l'imaginer depuis le coming-out de Rob Halford, son chanteur). Il a également amené l'utilisation des "twin guitars" à un niveau rarement atteint dans le domaine du rock (le premier qui me parle des Eagles est prié de prendre la porte).
Le troisième est américain. Blue Öyster Cult inquiète l'Amérique : son heavy metal glacial et extraterrestre trouble. L'imagerie développée par le groupe est des plus inquiétantes puisqu'elle mélange divers symboles ésotériques et fantastiques le tout abordé de manière très intellectualisée.
Une fois cette première vague passée (deuxième moitié des 70ies), une nouvelle vague de heavy metal débarque d'Angleterre. On parle alors de new wave of British heavy metal (NWOBHM). Ses fers de lance sont Iron Maiden, Saxon, Tygers of Pan-Tang, Def Leppard, (même s'ils sont plus hard rock que metal) et une kyrielle d'autres groupes ayant sombré dans l'oubli depuis (Tank, Samson, Blitzkrieg, Diamond Head, Tokyo Blade…) Cette vague donne un souffle nouveau au genre et lui apporte de nouvelles influences (le punk notamment comme on peut l'entendre chez Tank ou Iron Maiden…).
De son côté l'Allemagne n'est pas en reste : après le succès de Scorpions, Accept montre les crocs et avec lui tout une vague teutonne qui restera dans les annales (en jouant du speed ou du thrash surtout).
L'Amérique joue aussi du metal, dans un genre souvent moins directement mélodique et plus "power" (Metal Church, Armored Saint, Savatage…) avec évidemment des exceptions (Manowar, Queensrÿche…).
Avec les années 90 et l'avènement du grunge et du "shoe-gazing", le heavy metal traditionnel perdra de sa popularité jusqu'au revival actuel, assez médiocre. Celui ci n'atteindra pas les sommets des années 80 (tant sur le plan créatif que sur celui du succès obtenu).


Le heavy metal en quelques disques
Accept - Breaker
Black Sabbath - Paranoïd

Blind Guardian - Nightfall in middle earth
Blue Öyster Cult - Tyranny & mutation
Iron Maiden - The number of the beast
Judas Priest - British steel
Manowar - Kings of metal
Mercyful Fate - Melissa
Metal Church - The dark
Queensrÿche - Operation mindcrime
Saxon - Wheels of steel
Scorpions - Blackout

Mon heavy metal en quelques disques
Accept - Metal heart
ADX - Suprématie
Black Sabbath - Heaven & hell
Iron Maiden - Powerslave
Judas Priest - Defenders of the faith
Loudness - Disillusion
Manowar - Sign of the hammer
Queensrÿche - Operation mindcrime
Saxon - Wheels of steel
Scorpions - Love at first sting
Sortilège - Larmes de héros

 

Par Heavy REM
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Dimanche 30 juillet 2006

Le heavy metal étant par définition la musique de la surenchère et du "toujours plus", les tempo moyens ne pouvaient satisfaire longtemps les amateurs du genre. Progressivement, les groupes vont jouer de plus en plus vite. Du côté des précurseurs, Riot, tout en restant fondamentalement hard rock dans sa première période, accélèrera le tempo : "Warriors" (très speed mélodique avant l'heure… ) sur Rock city en 1977, "Fire down under" (album éponyme de 1981). Motörhead joue également vite et utilise la double pédale de grosse caisse (l'intro de "Overkill" sur l'album éponyme en 1978) ce qui inspirera pas mal de monde. D'autre groupes glissent des compositions plus rapides que la moyenne dans des albums hard rock ou  heavy metal : "Préfabriqués" de Trust (sur L'élite en 1979), "Atomic punk" de Van Halen sur son premier album (1979), "Heavy metal thunder" de Saxon (Strong arm of the law en 1980) ou "Machine gun" (sur Wheels of steel en 1980 également)…
Difficile aussi de nier l'influence du punk. Les crêtus, faute de savoir jouer, prennent un malin plaisir à martyriser ce bon vieux rock en le passant à la moulinette de l'excitation et de la distorsion.
Un groupe fait la synthèse du hard rock, du metal, de Motörhead et du punk : Venom. Le trio anglais montrera la voie à tous les amateurs d'extrémisme musical.
Le speed metal fait son apparition et il désigne au départ les premiers albums d'une poignée de groupes ayant décidé d'en découdre avec leurs ainés en durcissant encore le ton. Metallica avec Kill'em all, Anthrax et son Fisful of metal, Slayer et Show no mercy . Ajoutons à cette liste Exciter, Exodus, Possessed... Classés speed metal dans les premiers articles qui leur sont consacrés, ils finiront par être catalogué thrash metal assez rapidement. Megadeth rejoindra rapidement cette joyeuse bande et on parlera des 4 grands du thrash (Metallica / Slayer / Anthrax / Megadeth).

Outre le tempo, la caractéristique principale de ces groupes est de délaisser les mélodies, notamment vocales Le chant est le plus souvent basé sur le phrasé, la rythmique (le "flow" diraient les rappers :) ). Les phrases claquent et les refrains sont autant de slogans criés que des mélodies proprement dites.
Le durcissement de ces groupes donnera le thrash metal. Les riffs se font encore plus saccadés, les breaks se multiplient, les harmonies utilisées sont toujours plus tendues, le chant de moins en moins mélodique.
Autre différence notable avec le heavy metal : le contenu des textes. Si le heavy privilégie l'évasion et l'imaginaire, le thrash s'affirme comme une musique de la rue : "street credibility". Les paroles évoquent divers problèmes de société ou de politique, les conflits armés dans le monde, les politiques gouvernementales, le terrorisme, la pauvreté, l'injustice, la pollution…) Si cette démarche est tout à fait respectable, le résultat est souvent naïf, peu provocateur et ne menace ni ne fait réfléchir personne (on ne peut pas secouer la tête comme un possédé ET parvenir à écrire des textes qui tiennent la route !).
Outre l'aspect musical brutal et novateur, ces groupes se caractérisent par leur "non look" délibéré. Ils sont habillés à la scène comme à la ville : jeans, t-shirt, baskets. Seul Kerry King de Slayer montre à tout le monde qu'il est le plus grand fan de Judas Priest du monde avec sa tenue cloutée et son fameux bracelet de vrais clous de 10 centimètres (pratique pour jouer…). Cette simplicité vestimentaire est à l'évidence une influence du punk (l'aspect plus "rythmique" du thrash en découle également).

Deux vagues musicales viennent renforcer les rangs de nos quatre "grands" : l'une européenne, l'autre américaine.
Aux USA, tout se passe du côté de San-Franciso. La bay-area (la terre d'adoption des Metallica installés là bas sous la contrainte de Cliff Burton qui ne voulait pas déménager pour rejoindre le groupe) est un vivier qui semble inépuisable. Évidemment, tous les groupes finissent par se ressembler et la scène s'uniformise. Le "non look" devient réglementaire, etc. On retiendra Testament, Flotsam & Jetsam (qui vient de l'Arizona lui, le groupe d'un certain Jason Newsted… futur Metallica à la mort de Burton), Death Angel, Forbidden… Toujours à l'ouest, un groupe atypique peut être assimilé à cette vague, sans pour autant en faire complètement partie. Suicidal Tendancies, issu du hardcore, a évolué vers un crossover hardcore / metal à tendance thrashy. Il incorporera ensuite d'autres ingrédients (du groove notamment,avec l'arrivée de Robert Trujillo, actuellement dans Metallica).

La deuxième vague thrash est allemande. Emboîtant le pas d'Accept et de Scorpions, les groupes germaniques se décomplexent et envahissent l'Europe (la traversée de l'Atlantique n'aura par contre pas lieu pour aucun d'entre eux. Conquérir les Etats-Unis s'avère difficile pour les formations européennes en général).
Destruction, Kreator, Sodom… Les premiers groupes de thrash allemands tabassent sévères, mettant d'avantage leur agressivité en avant que leur technique. D'autres vont suivre, comme toujours, mais peu resteront dans les livres d'histoire.
A noter tout de même la création d'un courant un peu particulier au sein de la scène thrash, celui du techno-thrash. Techno pour "technique", pas pour "musique électronique". On se souviendra de Mekong Delta, Watchtower et de Coroner dans ce genre.

Remarquons au passage l'absence totale de l'Angleterre dans cette évolution métallique (je me souviens de Onslaught, de Acid Reign et de Xentrix… ça fait léger). La perfide Albion n'est plus l'endroit "où tout se passe". Elle enfantera encore de quelques groupes "importants" dans différents styles (Napalm Death, Cradle of Filth, Paradise Lost, Anathema), mais restera définitivement à la traîne dans le domaine du hard rock au sens large (le premier qui me parle de The Darkness comme groupe important est prié de retourner écouter tout Queen et tout AC/DC).

Le thrash connaîtra son heure de gloire à la fin des années 80 pour disparaître complètement (remplacé dans le cœur des fans de sensation forte par le death metal). Actuellement le thrash est à nouveau en odeur de sainteté grâce à des groupes qui mélangent son influence à des éléments plus radicaux. Citons The Haunted, Dew Scented, Soilwork etc.


Le thrash en quelques disques

Anthrax – Among the living
Coroner – No more color
Dark Angel – Darkness descends
Death Angel – The ultraviolence
Destruction – Infernal overkill
Exodus – Bonded by blood
Flotsam & Jetsam – Doomsday for the deceiver
Kreator – Pleasure to kill
Megadeth – Peace sells but who's buying ?
Metallica – Ride the lightning
Nuclear Assault – Game over
Sepultura – Roots
Slayer – Reign in blood
Sodom – Agent orange
Testament – The legacy


Mon thrash en quelques disques*

Death Angel – Act III**
Holy Terror
Mind wars
Flotsam & Jetsam – No place for disgrace
Megadeth – So far, so good, so what ?
Metallica –
Master of puppets
Nuclear Assault
Game over
Paradox
Electrify
Slayer
Seasons in the abyss
Suicidal Tendancies – How will I laugh tomorrow when I can't even smile today ?
Sodom – Agent orange
Testament - The gathering


* Je n'ai mis qu'un seul Metallica et un seul Megadeth mais évidemment d'autres pourraient figurer dans cette liste.
** Les disques de la reformation sont également très bons

Par Heavy REM
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Lundi 31 juillet 2006

Le speed mélodique
Le précurseur du thrash, le speed metal a amené le heavy metal a des tempos élevés. Mais si certains apprécient la vitesse, ils peuvent regretter la perte mélodique associée à cette accélération fulgurante.
C'est en radicalisant les tempos et les mélodies que naît le style de Helloween. Le groupe allemand conjugue vitesse d'exécution infernale (pour l'époque en tout cas) et mélodies enlevées. Une première. A tel point que le terme même de speed mélodique parait complètement antinomique (on retrouvera cette même contradiction dans le terme death mélodique).
L'une des différences essentielles du genre avec le reste de la production métallique est la quasi-disparition des riffs au profit de rythmiques en accords étouffés et de la ligne de chant (parfois reprise comme un thème en intro ou en solo). La mélodie domine un tapis métallique et vrombissant. L'utilisation de la double pédale devient systématique. Cette trépidation apporte une sensation d'urgence et de vitesse (même si, dans l'absolu, le tempo  n'est pas aussi rapide qu'il n'y paraît).
Deuxième point : les harmonies guitares. La paire de guitariste Hansen / Weikath joue souvent en harmonie, comme le faisaient déjà les guitaristes d'Iron Maiden (Dave Murray et Adrian Smith) ou de Judas Priest (Glenn Titpon et KK Downing), mais à des vitesses évidemment supérieures et en travaillant leur son pour produire un effet de bouillonnement, de fluidité jamais entendu auparavant.
Dernière caractéristique, les mélodies sont souvent basées sur un enchaînement où chaque note tombe sur le temps (ex : le refrain de "Twilight of the gods"). Luca Turilli (Rhapsody) use et abuse de cette technique. Cela accentue la grandiloquence toute "wagnerienne" de la mélodie mais lui enlève de la vie, du groove. Là où le phrasé rock claque et swingue, celui du speed mélodique est rigide.
On retrouve certaines de ces caractéristiques dans quelques chansons antérieures à l'éclosion du genre.
"Kill the king" de Rainbow (sur Long live rock'n'roll), "Fast as a shark" d'Accept (album Restless & wild)

Dans les années 80, outre Helloween, dépositaire du genre avec ses trois premiers albums, les groupes de speed mélodiques sont finalement assez peu nombreux. On trouve évidemment quelques clones (Scanner par exemple) et des formations hyper anecdotiques (Vendetta…), mais la plupart des formations "speed" se démarquent fortement les unes des autres. Running Wild balance entre hard rock (limite AC/DC parfois), heavy metal et speed. Rage utilise beaucoup de riffs et propose une musique plus complexe : les mélodies explosent sur les refrains, les couplets étant généralement plus tendus ou plus typiquement heavy, Blind Guardian est vraiment "power" (ses premiers albums étant vraiment médiocres, personne ne considère le groupe comme une figure majeure du genre d'ailleurs).
Comme tous les courants classiques, le speed mélodique disparaîtra durant les années 90. Seuls Gamma Ray et Blind Guardian (toute proportion gardée pour ce dernier) feront perdurer le genre, aidés par Stratovarius et Angra. Helloween, ne survivra pas vraiment au départ de Kai Hansen, même si certains de ses albums ont finalement réussi à trouver un public (rappelons qu'après le deuxième Keeper of the seven keys, Helloween était pressenti pour être le "nouveau Maiden"… On en est loin).

Depuis quelques années, le metal connaît un revival sympathique. On parle de true metal au sujet de ce revival, un terme stupide puisqu'il était employé par Manowar pour qualifier sa musique. Et puis on n'a jamais vu autant de groupe de "false metal" qu'en ce moment (Secret Sphere, Heavenly, Majesty, Dragontruc, Machindragon, etc.).
Quatre groupes ont inspiré cette vague : Helloween bien sûr (pour la vitesse d'exécution et le genre), Accept également (principalement pour les chœurs et parfois pour les riffs), Manowar (pour l'imagerie, le vocabulaire et une certaine utilisation du mix des voix) et Yngwie Malmsteen (et par extension Ritchie Blackmore) pour certaines mélodies néo-classiques et l'utilisation de sons de clavier "clavecin".
Le premier à faire la synthèse Malmsteen / Helloween est Stratovarius. On découvrira par la suite Angra, Edguy et Hammerfall, "responsables" de cette nouvelle vague.
Malheureusement, la période n'est pas à la recherche ou à l'expression de la personnalité, et peu de groupes actuels ont réussi à faire autre chose qu'un pâle copie de leurs modèles. Citons Rhapsody qui a mélangé une approche "symphonique" (avec de nombreux arrangements pseudo-classiques) au speed mélodique de base. Nightwish a lui aussi contribuer au développement du côté "symphonique" grâce à l'adjonction d'une chanteuse lyrique puis l'apparition de nombreux arrangements orchestraux. Citons enfin Sonata Arctica qui croise habilement speed mélodique et hard FM (influence d'Europe, notamment). On se passera facilement de tout le reste ou presque.

Le speed mélodique en quelques disques
Angra – Holy land
Blind Guardian – Nigthfall in the Middle-Earth*
Edguy – Theater of salvation
Gamma Ray – Land of the free
Helloween – Keeper of the seven keys (Part II)
Nigthwish – Oceanborn*
Rage – Unity
Rhapsody – Symphony of enchanted lands
Sonata Arctica – Ecliptica
Stratovarius – Visions

Mon speed mélodique en quelques disques
Edguy – Theater of salvation
Freedom Call – Stairway to Fairyland
Gamma Ray – Power plant
Hammerfall – Legacy fo kings
Helloween – Keeper of the seven keys (Part I)
Nightwish – Oceanborn*
Rage – Trapped !*
Riot – Thundersteel*
Sonata Arctica – Reckoning night
Stratovarius – une compil**
Luca Turilli – Prophet of the last eclipse

* Ces disques (ou ces groupes) ne sont pas speed mélo à 100% mais je les classe ici par souci pratique et parce qu'ils possèdent de nombreuses facettes les rattachant au genre (ça évite aussi de créer 50 sous genres).
** le Live in Europe semble être un bon compromis pour être certains de n'avoir que des titres speed (les chansons lentes de Strato sont pour la plupart insupportables) mais je ne l'ai jamais écouté…

Par Heavy REM
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Jeudi 1 octobre 2009

Pour bien choisir sa laque à cheveux

Le hard rock fun et bigarré des années 80 est depuis peu affublé de la déplaisante étiquette "hair metal". Sobriquet ridicule et vide de sens : par définition, tous les artistes regroupés sous la bannière "metal" ou "hard" ont une "personnalité capillaire affirmée" : gras, décoiffés, explosés, longs, raides, etc.
En outre, cette expression englobe plusieurs réalités musicales, des styles différents et des influences diverses, qui se recoupent parfois mais ne peuvent être appréhendées via une simplification qu'on laissera aux lecteurs de Rock & Folk, des Inrocks et à tous les internautes approximatifs.
Trois courants principaux livrent bataille et se concurrencent pour faire hurler les arenas, mettre à genoux MTV (à grands renfort de clips Rimmel et de looks talon aiguille) : hard US, hard FM, hard glam.


Hard US

Alors que j'évoquais en d'autres lieu l'existence de ce courant, des petits malins m'assuraient, les effrontés, que la définition du hard US était simplement "du hard rock joué aux États-unis". Si on met de côté la logique implacable du raisonnement, et même si l'origine de la chose  prend sa source outre-Atlantique, on retrouvera ce style en Angleterre, en France ou ailleurs. Des suédois sont bien à l'heure actuelle les papes du heavy "à l'allemande" !

Deux courants principaux dans le hard US :

1 - Les "Van Halen-like".

On a tendance à oublier l'importance de Van Halen (le groupe comme le musicien) qui bouleversera la donne de la fin des années 70. Van Halen s'impose comme l'archétype du groupe US californien, dans la lignée de formations mélodiques et ensoleillées comme Boston, Fleetwood Mac (et les indéboulonnables Beach Boys si on remonte à Mathusalem).

Particularismes :
- un seul guitariste virtuose qui occupe l'espace en dépassant le cadre de la guitare rythmique. Si Page ou Blackmore brillaient au moment du solo, le bon Eddie brille tout le temps. L'homme est bavard mais pas saoulant, enrichit ses parties, varie les plans et deux sections identiques "sur le papier" ne sont pas interprétées de la même manière en live.  Son apport technique et la variété de son jeu rendent l'ensemble passionnant. D'autant plus que Van Halen joue avec le groove et le silence, deux notions qui laissent la musique respirer et l'auditeur souffler dans l'attente impatiente du prochain plan.
Ex de solistes fous : George Lynch (Dokken), Reb Beach (Winger), Vito Bratta (White Lion), Doug Aldrich (Bad Moon Rising), Steve Stevens (chez Vince Neil par exemple), Michael Schenker (MSG selon les périodes), Steve Vai puis Jason Becker (David Lee Roth), Vinnie Vincent (dans son propre groupe, pas chez Kiss).

Comme toujours on notera des exceptions avec des guitaristes "uniques" mais pas vraiment virtuoses (Carlos Cavazo chez Quiet Riot) ou des paires de guitariste en lieu et place d'un seul sniper (chez Warrant, Skidrow, MSG période McAuley surtout, Steelheart, Fisc, Damn Yankees…)

- des claviers plutôt rares voire absents. Chez VH ils apparaissent assez tardivement dans la discographie et leur utilisation se limite à quelques titres.

- très gros travail de production sur les chœurs : harmonies vocales bien entendu, mais surtout effet de masse sur les refrains. En gros on entend un stade chanter en même temps, au point de perdre parfois la voix lead dans le mix.

2- Les "Kiss-like"
Implantés sur la côte Est, plus particulièrement du côté de NY, ces groupes empruntent au glam rock mais pas seulement : Alice Cooper n'est pas loin, les New-York Dolls non plus (groupe proto-punk, braillant un rock approximatif et énergique se voulant stonien… Tous les musiciens étaient maquillés et portaient des vêtements féminins, talons aiguille notamment…).
On cherche le tube, le refrain pour les stades mais cette fois sans finesse aucune, par opposition aux groupes côte ouest plus sophistiqués. Quatre accords qui font mouche, un slogan de trois ou quatre syllabes et c'est parti ("Love it loud",  "The kids are back"…). Kiss trône tout la haut sur la montagne d'argent (c'est le cas de le dire) grâce à l'incroyable sens du marketing de Mister Simmons (qui ne perd aucune occasion de se faire du blé via son groupe) mais aussi, il faut le reconnaître, grâce à un solide répertoire de tubes directs et basiques.

Les enfants spirituels de Mister Simmons et Miss Stanley ? Twisted Sister, WASP, Mötley Crüe (selon les albums)… Particularité de tous ces gens, Kiss y compris : on flirte avec le heavy metal en sachant alourdir le tempo et ajouter de l'emphase ici ou là. Un autre point de divergence avec les collègues de l'ouest.

 

Le hard US est quelque peu tombé en désuétude, la faute à l'époque qui préfère des musiques plus sombres, plus agressives. Le culte des guitaristes et le tassement technique (pour simplifier, aujourd'hui, tout le monde joue bien) font que rien ni personne ne sort du lot.
Ceci dit, des résistants se dressent, tel Lordi, sous-Kiss / Alice Cooper des années 2000. Andrew W.K lui aussi prône le fun et fiesta sans interruption via une musique aux sonorités plus modernes mais clairement influencée par la vague US.

Le hard
US en quelques disques…

- Alice Cooper - Hey stoopid
- Def Leppard - Hysteria
- Dokken - Under lock and key
- Quiet Riot - Metal health
- Roth, David Lee - Eat'em and smile / Skyscraper
- Skidrow - s/t*
- Twisted Sister - Stay hungry
- Van Halen - I / 1984
- Warrant - Cherry pie
- WASP - s/t
- White Lion - Pride
- Winger - In the heart of the young

Mon hard
US en queqlues disques (les mêmes auxquels j'ajouterais….)
- Black'n'Blue - In heat
- Damn Yankees - s/t**
- Fisc - Too hot for love
- King Kobra - Ready to strike
- London - Playa del rock***
- MSG - Perfect timing
- Neil, Vince - Exposed
- Steelheart - s/t
- Twisted Sister - You can't stop rock'n'roll / Love is for suckers
- Van Halen - Diver down / 5150 / For unlawful carnal knowledge
- Tyketto - Don't come easy
- Vinnie Vincent Invasion - s/t
- WASP - Inside the electric circus

 


* Leur seul album vraiment
US. Skidrow durcira tellement le ton par la suite qu'on le rangera sans sourciller dans le heavy metal (on le rangera définitivement à partir de son troisième disque).
** Surtout ne pas écouter le suivant, Don't tread on me, auto-plagiat lamentable (rarement vu un groupe s'auto-parodier à ce point). Pour rappel, les Damn Yankees étaient formés de Ted Nugent, Tommy Shaw (ex-Styx), Jack Blades (ex-Nighranger) Michael Cartellone (ex rien, connu de personne, mais sa mère l'aime beaucoup).
*** Le groupe mythique qui a vu passer en son sein des mecs de WASP, Mötley Crüe, L.A. Guns, etc.


Le hard FM

Définir le hard FM s'avère assez délicat. Il partage avec le hard US ce goût pour le refrain à reprendre en chœur mais s'avère globalement plus mou du genou (on verra les exceptions plus loin, vous vous en doutez) avec un mixage assez soft côté guitare, des claviers omniprésents et très en avant. Autre point important le ratio de ballades par album. 1 pour 10 chez un groupe de hard rock standard, 3 ou 4 pour 10 dans le hard FM… Vous êtes prévenu (i.e. les Bon Jovi récents).
Les deux grands noms du hard FM américain restent Journey et Foreigner toujours en activité à l'heure où j'écris ces lignes (1er septembre 2009 à 14h02), même si leurs chanteurs respectifs (Steve Perry et Lou Gramm) ont joué les filles de l'air.
Digne héritier, Bon Jovi a amené le style à des sommets platinés pour ensuite faire évoluer sa musique vers un mélange hard FM / classic rock pas toujours du meilleur goût.
En 1988 le premier album de House of Lords (créé par Greg Giuffria), sera l'initiateur d'une nouvelle vague de hard FM plus énergique, musclant les guitares au delà des standards jusqu'à obtenir un "heavy FM" (i.e. Harem Scarem ou Hardline, le projet de Neal Schon).
Dernier particularisme du genre : les relations musicales incestueuses et les discographies courtes… Peu de groupes existent concrètement. On a souvent affaire à des projets montés de toutes pièces autour d'un chanteur ou d'un guitariste en collaboration duquel (ou pour lequel) plusieurs compositeurs travaillent. L'un des meilleurs exemples est Jim Peterik (le boss de Survivor). Il a écrit pour des tas de gens, participé à moult projets (récemment Pride of Lions) et sortis des albums solos. Et quand un groupe existe, il publie peu de disques (peu d'opportunité de tournées, public restreint…).

NB : on trouve le terme "AOR" (adult orientated rock) pour désigner les groupes FM. Cet acronyme englobe des musiciens beaucoup plus grand public : Michael Bolton, Huey Lewis, Jon Butcher… même si, musicalement, les racines restent très proches.
Encore une question de mix finalement.

Le hard FM en quelques disques

- Bad English - s/t
- Bon Jovi - s/t
- Europe - The final countdown
- Foreigner - 4
- Giant - Last of the runaways
- Giuffria - Silk & steel
- Hardline - Double eclipse
- Journey - Escape / Frontiers
- Nightranger - Seven wishes

Mon hard FM en quelques disques
- Asia – Alpha / Astra*
- Bon Jovi - s/t
- Final Frontier - Freelight
- Foreigner - 4
- Joshua - Surrender
- Meat Loaf - Bat out of hell II : Back into hell**
- Europe - The final countdown
- Harem Scarem - Weight of the world
- Honeymoon Suite - The big prize
- Q5 - When the mirror cracks
- Toto - The seventh one***
- Zeno - s/t

* Un peu rock prog aussi…
Mais comme je n'écrirai jamais de Top Rock Prog, j'en profite pour caser ces deux splendides albums (Astra étant le plus FM des deux)
** Egalement difficile à classer…kitsch, too much, emphatique, pompeux, variétoche… mais pas mal FM… ou AOR.
*** Là on est dans l'AOR ou le rock FM, mais bon, 1- je n'aime pas Toto de manière générale 2- "Stay away", "Only the children", "Home of the brave", etc.


Le hard glam
 

Ici le référentiel est bien plus rock'n'roll et blues. Il intègre des influences évidemment glam comme Bowie, Slade, T-Rex, Gary Glitter, etc. croisées avec le rayonnement de la triplette Kiss / Alice Cooper / New-York Dolls. Le pape du glam est censé être Mötley Crüe. Si on s'en tient au fait purement musical, ce n'est pas toujours le cas. Shout at the devil est plus heavy metal que glam. Mais ne chipotons pas.
Pendant presque dix ans, Los Angeles a abreuvé le monde avec les albums de Poison, Ratt, Pretty Boy Floyd (sans eux, pas d'Ugly Kid Joe !), Dangerous Toys, Faster Pussycat… Le style a aussi traversé l'océan : Tigertailz en Angleterre, Sweet Lips en France, etc.
Le glam c'est le fun, l'androgynie, les paillettes, les faux haillons, les t-shirts déchirés, les chansons bubble-gum, la fiesta, les textes salaces (là où le FM est plus "romantique") : personne ne voit plus loin que le bout de sa queue avec des titres comme "ouvrez grand et faites aahhh", "je veux ta tarte aux cerises" (avec le dessin qui va bien au cas où on n'ait pas compris la métaphore), "regarde ce que la chatte a ramené", "une autre part de tourte" (décidément…), "invasion de ton intimité" etc.
Actuellement l'imagerie et l'influence glam ont été récupérées par des groupes qui jouent le revival (les débuts de Hardcore Superstar, certains albums des Backyard Babies, Diamond Dogs, The Poodles (qui mélange allègrement tous les genres) sans cultiver avec autant d'effort le fun jusqu'au boutiste des années 80. Faut dire que payer ses factures et avoir un vrai boulot à côté n'aide pas à être un glam rocker insouciant et défoncé comme pouvaient l'être les millionnaires de chez Poison ou Mötley Crüe.

Le hard glam en quelques disques…
C'est bien la première fois que je peine à pondre une liste dans un genre donné "de la grande époque"… Je me suis alors plongé dans mes modestes archives persos pour en ressortir tourneboulé : le hard glam n'a laissé aucune trace alors que les USA palpitaient pour le genre ! A part les quelques noms cités plus haut, personne n'est resté, peu d'albums tiennent encore la route. Constat incroyable et pourtant… Qui en a encore quelque chose à foutre des Brittny Fox, Dangerous Toys ou autre Smashed Gladys ? Personne. On a pris ces groupes pour ce qu'ils étaient, du consommable, du superficiel, du jetable… Et seuls les plus "bâtardisés", ceux qui ont intégré d'autres influences, ont su évoluer et survivre. Je retiendrai et vous conseille donc :

- Faster Pussycat - s/t
- Mötley Crüe - Too fast for love, Shout at the devil, Theater of pain, Dr Feelgood, Saints in Los Angeles
- Poison - toute la première partie de la disco

Et on vous parlera souvent de…
- Hanoï Rock - Two steps from the move
- L.A. Guns - Hollywood vampires
- Ratt - Invasion of your privacy

 

 

Deux remarques générales :
- hard US et FM sont souvent entremêlés, tout comme hard US et glam. Certaines évolutions de carrières brouillent les pistes. Van Halen est FM sur 4 titres de sa disco, Winger est à la frontière des deux genres en permanence… et pour ne rien arranger pas mal de groupes heavy ont produit des disques très US. Ex : Scorpions à l'époque de Love at first sting ou Accept sur Metal heart...

- certains groupes dont seul le look pouvait être assimilé à l'un de ces courants se voient encore aujourd'hui qualifiés de US / FM / glam. Les deux victimes les plus visées : Great White et Cinderella, deux formations très bluesy, version Zep ou AC/DC… Rien de FM, de glam ou de US, mais bon, ils étaient américains et fringués comme des tatas. Tant pis pour eux.

Par Heavy REM
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Mardi 27 octobre 2009

Le punk
Style méconnu, incompris, sur lequel tout le monde a un avis alors que personne n'en écoute… Voilà une première définition qui colle parfaitement au vilain petit canard du rock, celui qui a foutu la trouille à pas mal de gens pour finalement retomber comme un soufflé… dans les medias. Parce qu'ailleurs, dans le cercle des initiés, le punk reste vivace et brûlant, déchaînant haines et passions, proposant un panel de courants et sous courants foisonnant. Mais comme les Sex Pistols et leur directeur commercial, Malcom McLaren ont arrêté toute activité (ou presque), le monde croit que le punk est mort l'année de sa naissance : 1977. Le monde a tort.

Petit préliminaire :
Comme pour le terme hard rock, deux acceptions :
- le sens général qui englobe tous les courants issus du punk rock originel (oï, ska-punk, hardcore, hardcore mélodique, emo, street punk, pop punk…)
- le sens "réduit" qui désigne le style musical originel.

Pour faciliter la lecture, admettons que "punk" = l'ensemble des courants, et que "punk rock" = "style musical précis et originel".

Les bases

Au moment où Led Zep flamboie, où Pink Floyd joue les prolongations et où le monde fume de l'herbe en planant sur le Grateful Dead et autres chantres du cheveux gras, aux USA, des p'tits blancs qui s'ennuient fourbissent leurs armes. Dans les caves et les garages, un son monte. Sale. Rugueux. Un cri primal d'adolescents mécontents, peu enclins à croire au "flower power" (t'en vois beaucoup des fleurs près des chaînes de montage de Detroit ou dans le Queens new-yorkais ?). Ces types veulent en découdre et passer à l'action. Et surtout cramer les idoles du moment qui s'éloignent, à leur sens, de l'esprit rock, des tablettes de la loi 'n roll définies par les grands noms du genre, de Chuck Berry aux Stones, de Gene Vincent à Elvis (le maigre) ou Little Richards. Marre des solos à rallonge, marre des percus, des impros, des concerts en forme de messe, l'idée est de privilégier à nouveau la spontanéité, la simplicité et l'efficacité. Ouanetoutrifor et rendez-vous au tas de sable.

Une poignée de formations émergent, toutes originaires du nord du pays, là où ça caille et où le boulot est dur (par opposition au sud et à la Californie en particulier où les groupes sont mous et sucrés, alanguis sur des plages parcourues de bikinis échancrés et prometteurs). Pour les plus connus : les Stooges (Ann Harbor, Michigan), le MC5 (Detroit "Motor City" toujours dans le Michigan) et les New-York Dolls (à votre avis ?). Ces gangs n'ont qu'une seule envie, porter les amplis au rouge et les faire cracher jusqu'à ce que mort s'en suive. La déflagration Stooges sera la plus forte (soniquement parlant), le MC5 politisera rapidement son discours (le groupe devient une "cible" du FBI… d'après la légende en tout cas…) et les Dolls révulseront les hippies (oh my God des hommes habillés en femmes, l'amour pas la guerre mais pas avec des travlos, faut pas déconner).

Musicalement tout cela est plutôt malhabile et peu chanté, mais c'est l'intention qui compte et l'intérêt, finalement, est ailleurs. Dans l'énergie, la débauche de décibels cradingues, la saine et authentique suée (on n'est pas le cul dans l'herbe de Woodstock à fumer un spliff), l'urgence d'une vie urbaine et monoxydée. Béton et junk food, Converses rapées et perf élimés.
En terme d'audience la "déferlante" touche finalement peu de monde. Mais la "révolution" est en marche et va faire des petits.

Aparté sur du velours

Le Velvet Underground est un cas un peu à part dans cette mouvance. "Arty", "intello", le groupe se veut plus expérimental qu'attaché au passé. Si son succès fut modeste en terme d'audience (c'est le cas de tous les pionniers de la scène punk), son importance musicale et son influence se démultiplieront au fil des années. A mon sens, le Velvet est l'une des plus grosses escroqueries musicales du rock (bien loin devant les Pistols) et ne tient que par la personnalité de Lou Reed et son mentor Warhol (souvent considéré comme un escroc lui aussi). Sous le motif (ou le prétexte) artistique, les deux veulent nous faire avaler des couleuvres. La quasi intégralité de White light / White heat est chantée faux et mal jouée. Mais c'est là aussi l'un des fondamentaux du punk : tout le monde peut essayer, tout le monde peut le faire. Tout le monde DOIT le faire. Donc, le Velvet, pourquoi pas ?

1977 (mais un peu avant quand même)

C'est surtout dans la grosse Pomme que le vers s'installe. Les enfants des Stooges et des NY Dolls répondent présent. Une petite communauté se crée dans la cité, autour d'une poignée d'énervés et leurs "fans" (surtout des potes au départ) amateurs de substances diverses et d'interdits en tout genre. Leur lieu de rassemblement ? Le CBGB (Country Blue-Grass & Blues), un club de ploucs crasseux qui autorisent les nouveaux maîtres du bruit à jouer pour quelques dollars. Là se produiront ceux qui deviendront des légendes dans le petit cercle de ceux que Yes n'a jamais intéressé : les Ramones, Television, les Dead Boys, Blondie, Richard Hell et ses Voidods (une fois barré de Television), The Dictators, Patti Smith…

Il fallait un nom à cette mouvance, une étiquette, un drapeau : ce sera "punk" ("minable", "crétin"), le titre d'un fanzine qui regroupe des news et des interviews de tous ces artistes en devenir. Et même si les répertoires n'ont rien avoir les uns avec les autres, l'attitude commune fédère tout le monde : fais avec tes moyens, exprime ce que tu es et ce que tu hais, crée sans complexe…

 

 

Mais alors le punk c'est pas anglais ?

Non. Si les anglais piaffent d'impatience, si leurs aspirations musicales vont dans le même sens, les groupes US allumeront la mèche et inspireront la vague punk européenne. Les Clash, les Damned, les Sex Pistols… tous seront au concert des Ramones (prophètes en Angleterre mais jamais dans leur pays… dès qu'ils quittent le New-Jersey on les hue) et tous en repartiront avec la ferme intention de "faire pareil" (à noter que dans cette magnifique et émouvante volonté de produire la même chose, ils en oublieront un des caractéristiques premières des Ramones qui est d'écrire des tubes à la pelle).
L'autre lien entre les yankees et les brittons ? Malcom McLaren. L'homme travaille dans la mode, la fringue et prend en charge de relooker les Dolls. Fini de passer pour des gonzesses. McLaren s'attelle à une transgression d'un autre genre et encore plus tabou chez l'Oncle Sam : le communisme. Il fringue le quintet en cuir rouge et vend une tournée "cuir rouge". Bide monumental. Les NY Dolls étaient à l'agonie et MacLaren les flingue définitivement. Il revient en Angleterre, prend en charge les Pistols et les looke en pillant ce qu'il a vu à New-York : t-shirts rapiécés et consolidés par des épingles à nourrice, perfecto, jeans rapés, etc.
Les Pistols sont mauvais mais ils sont bien vendus (le contraire des Ramones, qui ne savent pas faire grand chose de leurs instruments mais le font très bien grâce aux centaines de concerts qu'ils enquillent semaine après semaine).

No future

Le phénomène explose. La jeunesse occidentale sent confusément que tout part en vrille. Le capitalisme se renforce, le monde se  "droitise", les guerres coloniales et post coloniales broient des générations inutilement, les chocs pétroliers font flamber les chiffres du chômage… l'avenir est sombre et incertain. Et la jeunesse de douter d'un avenir meilleur. No future. Une seule certitude, le lendemain sera pire que la veille. Le changement doit passer par la destruction. Destroy. Destruction des symboles, remise à plat des valeurs occidentales et capitalistes. Il faut que les idées et les choses bougent. Les punks s'emparent des tabous, des intouchables et jouent avec : ils salissent les classiques de la chanson (« My way » par Sid Vicious), arborent des symboles interdits (la croix gammée par exemple), associe le rose (couleur réputée féminine ou gays) au noir du cuir et de la mort.
Dans le grand brasier menant à la fin du monde, les punks sont les visionnaires, ceux qui ont compris. La décadence en marche, la pourriture et le flétrissement d'une société cholestérolée, pesante, explosant dans sa propre fatuité. Et dans le bordel terminal, les punks montrent ce qui ne va pas, rappelant à tous qu'ils sont les produits de ce monde gangréné et absurde. Comme le beuglait déjà Iggy Pop qu'on imaginait définitivement cramé sur Raw power

I'm a street walking cheetah with a heart full of napalm
I'm a runaway son of the nuclear a-bomb
I am a world's forgotten boy
The one who searches and destroys

Evolution : l'après 77, conservatisme et expérimentation
Beaucoup de groupes resteront dans le crédo 100% punk en le radicalisant un peu plus musicalement (cf. les fameuses compils Punk and disorderly). Ils jouent mal, vite et glaviotent des paroles irrévérencieuses sur une musique qui se durcit et s'accélère : GBH, Exploited (à qui l'on doit l'album Punk's not dead en 1981, un slogan qui voyagera sous forme de tag partout en Europe).
D'autres exploreront de nouvelles  voies. Depuis 77 le groupe Suicide expérimente aux USA avec des boîtes à rythmes, des claviers, des bandes passées en boucle (l'idée du sample avant l'heure) pour un résultat chaotique et bruitiste. Ingrédients récupérés par la vague française alterno (les Bérus, Métal Urbain, emploieront des boîtes eux aussi). Autre gros expérimentateur, Crass. Outre l'aspect conceptuel et politique de sa musique, Crass impose un style graphique qui fera date dans le punk : pochette noir et blanc, collages, etc. (pour l'anecdote, le groupe publiera les premières œuvres de Napalm Death sur une compil de leur label).
En Angleterre, The Clash intègrera le reggae et des sonorités exotiques, The Buzzcocks "inventeront" la new wave en jouant une pop rock tour à tour brouillonne, lumineuse et expérimentale qui inspirera The Cure, The Smiths & co (chant imprécis pleurnichard, guitare crunch ou claire à la rythmique très rapide, refrains pop…).

Noyau dur
Rapidement émerge aux USA une forme plus dure du punk rock : le hardcore. Une radicalisation qui s'éloignera du rock (et donc du blues originel) : une version très "blanche" du rock, basée sur une rythmique très nerveuse, un chant plus gueulé que mélodique, des tempos plus élevés, etc. (ex : Black Flag, Minor Threath, Sick Of It All, Agnostic Front, Bad Brains, Dead Kennedys, Adolescents, Circle Jerks…)
L'autre influence du hardcore, curieusement, est le jazz, auquel il emprunte des harmonies tendues et un goût pour le bizarre. Enfin, niveau parole, le hardcore se veut (généralement) plus revendicatif et plus politisé que les punks US habituels. Mais là où le punk se veut finalement défaitiste (tout est foutu, no future), le hardcore s'affirme comme une force plus positive et constructive (relève tes manches mon pote et change le monde).

Ce durcissement musical ira jusqu'à emprunter au metal certaines sonorités pour créer ce que l'on appelait à l'époque le cross-over (le mélange metal / hardcore, dont Suicidal Tendancies ou DRI ont été les chantres)

Noyau dur… mais plus mou quand même
Mais comme à chaque fois qu'un mouvement se durcit, un courant mélodique apparaît en parallèle (ça existe aussi en metal : speed et speed mélodique, death puis death mélodique, etc.)
Le hardcore mélodique naît via deux groupes essentiels et majeurs : Bad Religion et Descendents (puis All, c'est la même chose). On garde les composantes du hardcore (vitesse, musique blanche, militantisme… quoi que pour Descendents ce n'est pas très fort) et on ajoute de la mélodie (limite pop voire hard US pour All)
Ceci peut sembler étrange pour nous, Européens, mais il faut rappeler qu'aux USA, un groupe comme les Beach Boys, fait l'unanimité chez au sein de la scène hardcore mélodique (née en Californie, on parle souvent de "SoCal hardcore" pour South California). Pour résumer, le hardcore mélodique c'est du hardcore de plage en somme (déjà les Ramones reprenaient les Beach Boys… la boucle est bouclée).

Les valeurs du punk
Précisons  ces valeurs ne sont récupérées et affichées que par les groupes les moins connus et les plus récents. Les parrains eux s'en tapaient royalement : les Pistols voulaient être des stars, les Ramones cherchaient leur nom dans les charts sans jamais les trouver, les Clash se sont vendus à Levi's (et quasiment tous étaient signés chez une major… pas de quoi la ramener !)

- le do it yourself
Faire les choses soi-même. Tu veux des concerts dans ton bled ? Organise-les. Tu veux écouter du punk ? Joues-en. Tu veux avoir des news de la scène ? Sors ta colle et tes ciseaux et crée un fanzine. Etc.

- la proximité fan / musicien
Les musiciens sont comme les gens dans la salle. Seule différence : ce soir, certains jouent, d'autres écoutent. Demain les rôles seront inversés, aucune importance. La scène n'est pas un moyen de dilater son ego, c'est un lieu de parole, de transmission de valeur et de partage d'énergie.

- majors : tous pourris
Le punk cultive l'underground. Il n'aime pas la lumière et se méfie de la diffusion de masse (radio FM nationale, grandes scènes / stades, télévision, chaînes musicales…). Via le "do it yourself" se créent des micro-labels, des listes de distributions (VPC) qui s'échangent entre elles des références pour faire circuler la musique. Ceci dit, l'éclosion et la réussite de labels comme Epitaph, Alternative Tentacles, Fat Wreck Chords, Go Kart, Burning Heart, montre qu'il existe des solutions économiques viables, voire florissantes, même dans l'underground et tout en respectant certaines règles. N'oublions pas que les américains, punk ou pas, n'ont pas de "complexe culturel" avec l'argent, la réussite et le business. Certains punks gagnent très bien leur vie (Brett Gurewitz, Fat Mike, les mecs d'Offspring ou de Green Day, etc.)

- ouverture d'esprit
Elle est de façade. Les punks vont s'afficher "ouvert". Sauf que les types les plus straight edge vont vous engueuler parce que vous mangez de la viande, que les street punks vont vous cracher dessus parce que vous écouter un disque chanté juste, etc. Les clichés ont la vie dure, et les chapelles musicales ont toutes leurs prophètes intégristes : les punks ne font pas exception.


Les disques du punk
Le sujet est vaste et je n'ai pas répertorié tous les sous genres pour deux raisons : ma méconnaissance de certains d'entre eux (ska punk par ex) et mon inappétence pour d'autres. Je m'en suis donc tenu à ce qui était le plus évoqué dans la définition ci-dessus. Enfin je suis resté assez près des années de départ pour chaque étape… Si vous voulez plus "récent" (tout est relatif), il vaut mieux taper dans la liste "Mes disques du punk".

"Protopunk"
- Dictators, The - Go girl crazy* (USA)
- MC5 - Kick out the jams (USA)
- New-York Dolls - s/t (USA)
- Stooges, The - Fun house (USA)
- Velvet Underground & Nico - s/t (USA)
 
* Les Dictators ont de fortes accointances avec la scène hard et metal puisque Ross The Boss (Shakin Street et Manowar) et Mark "The animal" Mendoza (Twisted Sister) ont joué en leur sein.

Punk rock "77"
- Clash - s/t (UK)
- Damned - Damned damned damned (UK)
- Dead Boys - Young, loud and snotty (USA)
- Exploited - Punk's not dead (UK)
- GBH - City baby attacked by rats (UK)
- Misfits, The - Static age (USA)
- Ramones - s/t (US)
- Sex Pistols - Nevermind the bollocks (UK)
- Stiff Little Fingers - Inflammable materials (UK)
- Television - Marquee moon (USA)
- UK Subs - Another kind of blues (UK)

 
Hardcore
- Bad Brains - Rock for light
- Black Flag - Damaged
- Circle Jerks - Group sex
- Dead Kennedys - Fresh fruits for rotten vegetables*
- Minor Threat - Complete discography**
- 7 seconds - The crew
- Youth of Today - We're not in this alone
 
* Selon les disques et les titres, on peut classer le groupe soit dans le punk, soit dans le hardcore. Faut bien choisir, DK étant souvent cité comme influence pour bon nombre de groupes HxC.
** Minor Threat n'a sorti qu'un seul album et une poignée de maxis, regroupés sur ce CD

Hardcore mélodique
- All - Percolater
- Bad Religion - Suffer
- Descendents - Milo goes to college
- NoFX - Punk in drublic

Mes disques de punk
Vous le constaterez, peu de classiques sont représentés ici… La faute à leur manque de musicalité. Les choses mal équarries pourquoi pas, mais faut-il que les chansons soient là. Et c'est la grosse lacune (à mon sens) du punk première génération. Quelques uns passent le cap, mais les bons song-writers n'arriveront qu'une ou deux générations après…

"Protopunk"

- The Stooges - Fun house / Raw power
- MC5 - Back in the USA
 
Punk rock
- Against Me ! - New wave
- Alkaline Trio - From here to infirmary / Crimson
- Bad Astronaut - Acrophobe
- Buzzcocks, The - Singles going steady (compil des singles, inédits sur albums)
- Gigantor - Back to the rockets!!!
- Goo Goo Dolls - Hold me up
- Green Day - American idiot
- Hard-Ons - Yummy!
- Leatherface - Mush / Horsebox
- Less Than Jake - In with the out crowd
- McRackins, The - Back to the crack
- Nerf Herder - How to meet girls
- Parasites - Punch lines
- Ramones - It's alive
- Randy - The human atom bombs
- Screeching Weasel - My brain hurts
- Sheriff, Les - Soleil de plomb / Allegro turbo
- Snuff - Demamussebebonk
- Vandals, The - Hitler bad, Vandals good / Look what I almost stepped in…
- Vulgaires Machins, Les - Compter les corps
- Zabriskie Point - Des hommes nouveaux / Paul

Hardcore mélodique
- All - Pummel / Breaking things / Mass nerder
- Bad Religion - Generator / The empire strikes first
- Lagwagon - Hoss / Let's talk about feelings
- Millencolin - Pennybridge pioneers / Machine 15
- Mr Bingo - Sometimes
- NoFX - White trash two heebs and a bean / The decline
- Samiam - Astray
- Tagada Jones - Le feu aux poudres*
 
*On est plus dans le hardcore tout de même, mais bon… je n'avais que celui là à citer dans le genre…

Par Heavy REM
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