Comme personne n'affiche jamais sa "ligne éditoriale" (ok c'est pompeux mais y a pas d'autres
termes), j'ai mis en forme celle d'Inox, histoire de répondre aux questions que personne ne se pose. Et parfois, c'est bien dommage.
L'ensemble est susceptible d'être complété plus tard.
Qui suis-je pour critiquer l'œuvre artistique d'un autre ?
- Un amateur éclairé (j'espère)
On ne sait jamais tout sur un domaine donné. Mais avec le temps, l'expérience, des centaines d'écoutes, des lectures diverses et un peu de réflexion, il semble envisageable d'avoir un avis
"objectif", c'est-à-dire un point de vue qui prend en compte d'autres paramètres que les seuls "j'aime / j'aime pas". Mais si on parle de "point de vue", on sous entend également "subjectivité".
C'est un fait. Il suffit alors de faire le tri et de tenir le lecteur informé (cf. la chronique de Fastway par exemple... un groupe mineur mais un bon disque tout de même).
- Un consommateur
L'industrie du disque a enflé les amateurs de musique tant artistiquement que financièrement depuis des décennies. Forte de sa position, l'industrie nous a pris pour des vaches à lait, pour des
consommateurs. Reprenons la main. Soyons exigeant. Puisque "consommation" il y a, testons les produits, comparons-les et choisissons les meilleurs. Et balayons le médiocre, le nul et
l'inintéressant. Un achat a du sens, le temps que l'on passe à écouter certains artistes plutôt que d'autres également.
- Un vieux con
Au moins c'est dit dès le départ. Vous êtes au courant. Pas de traîtrise.
Le droit d'inventaire
Tous les disques d'un bon groupe ne sont pas bons. Et certains disques réputés ne sont pas aussi bons qu'on
pourrait le croire. L'idée est de trier le bon grain de l'ivraie et de conseiller le lecteur / auditeur vers la qualité musicale avant tout (la légende passe après). Mais attention, ceci n'est
pas une "posture", pas une règle rigide. Certains classiques, certains disques de légendes le méritent et restent "intouchables". S'agit pas de déboulonner tout et son contraire, juste pour le
plaisir de balancer du venin.
Parler sérieusement d'une chose à la fois indispensable et complètement futile
La musique est une passion. Un truc sérieux et important. Evidemment c'est aussi la chose la moins importante
du monde (tous les jours des gens meurent de faim, faut payer ses impôts et y a des accidents de la route). Mais là, c'est un blog musical, une bulle dans laquelle le monde extérieur n'a pas de
prise et où la zique est LE truc.
La mélodie
C'est le critère pour qu'un disque figure ici. Le sujet de la "mélodie" est vaste. Qu'est-ce qui est
mélodique ? Ne l'est pas ? Et on parle de quoi ? De mélodie au sens occidental du terme (c'est-à-dire avec les écarts auxquels nous sommes habitués) ou de mélodie orientale ou extrême-orientale ?
Pour la faire courte j'entends par mélodie un air de musique "occidentale*" que je peux retenir et siffloter sous la douche, en bagnole ou en lavant les carreaux. Je tente même de trier entre le
mélodique et le mélodieux.
Bref, ici pas de "growlers", de blackeux, pas de Slipknot ou de Marduk. A noter que je ne considère pas les "growlers" et autre Messieurs grunt grunt comme des chanteurs. Des hurleurs, des
"vocalistes", ce que vous voulez mais s'il n'y a pas note de musique, il n'y a pas chant. Ça n'enlève rien à leurs éventuelles qualités et leur performance. Mais essayons d'employer les bons
mots. En outre, un Children of Bodom (leur bon album, je vous laisser deviner) ou un In Flames pourront un jour figurer ici.
* Pas de confusion ou d'allusion là dedans, je parle bien d'oreille musicale formatée dans ce sens. C'est
tout.
Le téléchargement
Ne pas payer le travail de quelqu'un, c'est du vol. Point barre. Pas de dérobade, pas de prétexte ou d'excuse
"anti-capitaliste". Les musiques abordées ici sont souvent des créations de musiciens non professionnels qui doivent se battre pour continuer (notamment dans le punk ou la D2 du hard rock). Leur
filer 15 euros pour qu'ils continuent ne me semble pas injuste. Pareil pour les petits labels indépendants. Sans l'argent des fans, c'est fini. Acheter un disque peut devenir un acte "militant",
parce que dans un monde ultra-capitaliste, la seule façon d'adhérer ou de sanctionner se fait par l'achat.
L'objet : une chose qui se perd. Les plus jeunes n'ont plus l'envie de l'objet. C'est leur génération.
Difficile de juger. Mais les majors ont tué la musique en la vendant sous forme de sonnerie de téléphone (Pascal Nègre au trou !). Enlever l'objet c'est définitivement la
désacraliser.
Le rock, une musique de primate
Tous les adjectifs du genre "génial", "technique", "complexe", etc. utilisés dans ces pages sont évidemment à
replacer dans le contexte de la musique pop. C'est-à-dire le niveau 0.5 de la compétence musicale sur l'échelle de Charlie Parker et de Wolfgang Amadeus qui en compte 10. Le rock est un mode
d'expression populaire, à la portée de n'importe quel con qui prend quelques heures pour plaquer trois accords. Alors même si des gens ont bossé (Satriani, Bruce Dickinson, etc.), tout est
RELATIF.
Non à la vitesse, non à la course à la nouveauté
Inoxydable n'est pas un blog de news. Les disques datent, généralement, et rares sont ceux qui sont
chroniqués peu de temps après leur sortie. C'est un choix. Plusieurs raisons :
1- Via le téléchargement tout le monde peut écouter le disque avant ou dès sa sortie officielle. Comme je ne suis pas le plus rapide (et que je m'en fous), le lecteur aura déjà écouté la
nouveauté avant moi, de toutes façons.
2- Le téléchargement et l'accès immédiat au "grand tout musical" a un effet pervers : le nivellement par le bas. Tout est dispo en même temps, rien ne coûte plus rien donc on ne choisit pas (et
on ne renonce pas). Tout se compare, tout est au même niveau. La relation avec l'objet musical relève simplement du "j'aime / j'aime pas". Le "disque" devient jetable. Une écoute et c'est pas bon
? Poubelle. Alors laissons le flux, le flot, la marée de nouveautés passer. Et trions, tranquillement. De toutes façons on pourra toujours choper un bon album (Amazon et Caiman sont là pour ça
non ?). Et choisissons. Prenons le temps d'écouter plutôt que d'entendre. Mieux vaut passer 1 mois à écouter en boucle un bon disque qu'en télécharger 30, en jeter 20 et en oublier 10.
3- Je laisse aux webzines dont le seul souci est l'audience et la concurrence avec les autres zines le soin de publier leurs "analyses" à vitesse supersonique, sans recul et avec l'assurance de
dire une connerie toutes les trois lignes.
Le rock, ce n'est pas que de la musique
La musique populaire est toujours accompagnée d'un folklore, d'un contexte. Un album n'a pas le même sens ou
la même force selon l'époque, l'environnement, le pays d'origine, etc. Parce que le rock est en partie une question d'attitude et / ou de discours. Pas d'abstraction ici, pas de "seule la zique
est importante, on s'en fout de la coupe de cheveux". Inox c'est plutôt "oui la musique est le critère le plus important mais la coupe de cheveux du gratteux ne serait-elle pas la même que celle
de Johnny Tunders... du coup ça serait pas un pompé sur les Heartbreakers quand on y pense... du coup c'est peut être pas aussi bien que ça ce disque non ?" (je sais c'est un peu... tiré par les
cheveux... ouais Inox c'est humour humour, une phrase, une vanne, un rire)
Les commentaires
Ils sont filtrés. C'est-à-dire que
chaque commentaire posté est d'abord lu par votre serviteur et validé. Pas de langage SMS, pas de kikoo lol bizz wesh, pas de promos sans un "s'il vous/te plaît" en début de phrase". Au départ je
validais tous les commentaires, puis on m'a insulté. Donc je validais tout sauf les insultes. Et puis des gens sont venus faire des commentaires juste pour faire chier et contredire sans n'avoir
rien à dire ou à proposer. Et je m'évertuais à répondre. Finalement j'ai arrêté d'y répondre. Conclusion : je filtre d'avantage et j'écarte les emmerdeurs. C'est moins cool que "je publie tout
sauf les insultes" mais que voulez-vous y faire, tant pis.
Bienvenue quand même.
La nomenclature
Sauf erreur…
- les titres des albums sont en
italique
- les titres des chansons entre
guillemets
-
la mention "s/t" signifie "sans titre" (Ex : le black album de Metallica est un s/t).
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