Rien à déclarer ?

Au bout du fil

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Lundi 8 février 2010 1 08 /02 /2010 23:27

Quelques mots : j’ai promis de faire le papier sur la pop sous peu. Sauf que mon Fenêtres a choisi de faire des siennes ces derniers temps. Et le joli article bien rangé sur mon bureau a disparu.
Après un chouette format c : me voici reparti comme en quarante.
Tout ça pour dire, j’ai pas oublié que j’ai promis. Vala.

Par Heavy REM
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Samedi 30 janvier 2010 6 30 /01 /2010 20:14
Dingue, ayé, j'ai changé le style du blog. M'a fallu une soirée complète pour insérer cette foutue bannière mais c'est fait (j'suis un demi dieu de la feuille CSS maintenant... hum hum).
Alors oui, c'était mieux avant, mais c'est pas mal maintenant aussi. Question d'habitude.
Il reste à changer quelques couleurs de titres dans certains articles, l'ancien bleu n'étant pas vraiment raccord. Je ferai ça au fur et à mesure, c'est pas comme si c'était important.

Du coup de nouvelles pubs sont également dispos sur la page... promo inox...
Si vous avez besoin d'un format spécifique, je peux l'ajouter.

Bonne lecture.
Par Heavy REM
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Lundi 25 janvier 2010 1 25 /01 /2010 01:21

band_1978.jpg

J'ai appris aujourd'hui que Scorpions arrêtait sa carrière après la sortie du nouvel album (
Sting in the tail) et la tournée mondiale qui s'en suivra (source : le site officiel du groupe).
Et là, paf, coup de blues. Scorpions est le premier groupe de hard rock que j'ai découvert. Découvert et adoré. Adoré et qui m'a rendu dingo. Pour la vie. Toujours eu l'impression que cette musique était faite pour moi et attendait sagement que je la dégotte (sur la chaîne hi-fi d'un pote pour l'anecdote). Je me souviens avoir copié Blackout et Love at first sting sur une cassette 60 min (non ça rentrait pas du coup j'avais sucré "China white" et je sais plus quoi). Je vais pas vous jouer la nostalgie en carton, non je n'ai plus cette cassette. Et je ne sais absolument pas ce qu'elle est devenue. Par contre je peux vous dire que j'ai acheté Love at first sting trois fois dans ma vie. Une fois en cassette et deux fois en CD. Faut vraiment être con.
A l'époque de la sortie du World wide live, un numéro spécial des "Enfants du rock" était consacré au groupe. Assis dans un grand canapé rouge, Klaus Meine et Rudolf Schenker répondaient aux questions de Philippe Manœuvre. L'interview était entrecoupée d'extraits de la VHS du live. Un pote, seul propriétaire d'un rutilant magnétoscope au sein de notre petite bande de hard rockers, avait enregistré l'émission. A chaque fois qu'on se retrouvait chez lui, j'essayais de mater la dite vidéo. Au départ tout le monde était d'accord. Mais 34ème visionnage, les autres avaient plutôt envie de me tuer.
J'ai fini par connaître l'émission par cœur : les questions de Manœuvre, les réponses de Klaus et Rudolf, l'ordre des morceaux, les images de tournée insérées entre et pendant les morceaux live : Schenker moustache et t-shirt jap bondissant hors de la fumée pour l'intro de "Coming home", la blonde péroxydée avec un t-shirt noir à têtes de mort qui tournoie sur la scène, Mathias Jabs et ses tenues improbables, Rarebell tout de blanc vêtu s'extrayant d'une limousine noire à la suite d'une brune ravageuse avec une coupe typiquement 80ies, Rudolf reproduisant la pochette de Blackout, le fan japonais patché qui headbangue à s'en démonter la tête, les dizaines de babes en maillot,…

Comment ça j'invente ? Rien que de revoir ça j'en ai les larmes aux yeux…



Ben voilà, c'est fini. En espérant que le nouvel album tiendra la route et leur permettra de se tirer avec la dignité et la classe que Scorpions mérite, en dépit des quelques disques ratés et surtout de la pléiade de live et de best of qui ont terni l'éclat de sa discographie.
Je ne sais pas vous, mais c'est le premier groupe (parmi les légendes du hard) dont je suis fan qui met un terme à sa carrière : sans overdose, sans mort, sans scandale, après avoir ouvert les portes pour tout un pays dont la scène n'a cessé de se renouveler, après avoir joué dans les plus gros festivals (le premier Rock in rio…), avoir eu deux vies (avant et après Tokyo tapes)… alors désolé mais, voilà, ça me fait tout drôle. Ils ont changé ma vie (et pas qu'à moi j'imagine bien), m'ont filé la patate dans des moments pas rigolos et ils tirent leur révérence. C'pas grave. Je les aime quand même. Malgré tout (ouais, malgré Eye II eye).
Me restera plus qu'à racheter mon quatrième Love at first sting en BlueRay-Hyper HD-THX-7.4…
Par Heavy REM - Publié dans : Artiks
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Dimanche 27 décembre 2009 7 27 /12 /2009 14:41

nick drake fives leaves leftnick drake pink moon
 

J'ai attendu 20 ans pour découvrir ces albums. Je me souviens d'un article de "Télérama" sur Nick Drake. La description faite du bonhomme m'avait intrigué. "Guitares & Claviers" avait repassé une couche peu de temps après. Et j'avais coché dans ma cervelle métallique la case "Nick Drake", en me disant : un jour j'écouterai ce type, ces disques ont l'air exceptionnels et différents. Vingt ans ont passé. Toujours un Rage à acheter, un Dream Theater à descendre, un machin punk plus pop qu'un autre. Occupé quoi. Et puis… j'ai un problème avec le beau, les œuvres qui cherchent officiellement à vous toucher, alors que j'ai toujours adoré être "ému par surprise", au détour d'un album qui se voulait juste un défouloir (ex : Peace sells… but who's buying, grosse cavalerie thrash dont le "My last words" vous attend en arrière-garde histoire de vous nouer les tripes alors que vous pensiez l'affaire faite. Autre exemple avec Punk in drublic… NoFX et son punk pouêt pouêt c'est pas chez eux que je vais chialer… et paf… "Lori Meyers"… rapidement suivie par "Scavenger type" et hop, directement case kleenex, la vie est une salope, etc.)

J'ai donc mis 20 ans à aborder les trois disques de Nick Drake parce que j'attendais le bon moment. La bonne envie. Et surtout je ne voulais pas que mon aversion pour les "beaux" disques déclarés chef-d'œuvres par des rock-critics en fauteuil roulant me pousse à les balancer au bout de deux écoutes.

Nick Drake était un jeune homme anglais, romantique, teint blafard et tignasse brune, discret et timide. Oui "était". Mort d'une OD (volontaire ou pas) de médicaments dans sa chambre d'enfant (il était revenu vivre dans le cottage familial : un mal-être chevillé au corps, il avait mal supporté l'échec commercial de ses deux premiers albums). Dans un dernier sursaut, il écrivit et enregistra Pink moon (deux jours de studio). Onze chansons pour une trentaine de minutes de musique. Et chef d'œuvre. Rien de moins. Une guitare, des open-tunings spatiaux, une voix blanche et angélique (presque désincarnée), soupirée… Un disque de folk unique, intimiste, délicat, ciselé. Drake égraine des arpèges flottants et lumineux, suivant des méandres mélodiques que lui seul semble comprendre, simples à écouter mais ne cédant  jamais à l'évidence, au "déjà entendu". On parle de folk d'un point de vue instrumentation (guitare / voix sans arrangements à part trois notes de piano sur "Pink moon"), mais rien ne rattache vraiment l'album à un style musical précis : notes vaguement blues ici, fragrances celtiques là, format pop sans gimmick ni accroche…

Si Pink moon est bluffant par son dénuement et sa pureté, difficile de ne pas évoquer Five leaves left , premier album de Nick Drake. La différence essentielle ? Les orchestrations. Dérangeantes au départ si on a découvert le bonhomme via Pink moon, elles s'avèrent assez subtiles et raffinées, mettant en valeur des titres étrangement beaux :  "River man" et ses méandres de violons paresseux, "Day is done" et son violoncelle, "Cello song" et ses percus sur lit de cordes, "Mary-Jane" et sa flûte délicate, etc. A chaque plage on reste étonné du sens unique de la mélodie et de la composition. Chaque titre garde une coloration particulière sans nuire à l'ambiance générale. Et jamais, Drake ne cède à une quelconque concession commerciale, conservant toute sa personnalité à sa musique, inimitable.

Pink moon
et Five leaves left sont des berceuses jamais ennuyeuses, mystérieuses et automnales, mélancoliques, poignantes sans pathos, larmoiements ou retape. Venus d'un ailleurs improbable, ces albums ouvrent une parenthèse pure et éthérée, une pause, intime, personnelle, hors du temps et de toute considération esthético-intellectuelle : la musique de Nick Drake est belle comme la brume sur un vallon d'herbe grasse, un rayon de soleil dans une frondaison, l'odeur d'un sous-bois humide après la pluie, comme "les choses derrière le soleil"

Par Heavy REM - Publié dans : Diskronik Divers
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Mercredi 23 décembre 2009 3 23 /12 /2009 21:52

izia


France = pas rock. Difficile à contredire. Les bons groupes, vraiment rock, se comptent sur le bout des doigts : Téléphone, Trust, Mano Negra, Noir Désir, Sheriff, Zabriskie Point. Je parle ici de rock. De ce concept somme toute assez flou mais dont on sait qu'il est transpirant, un peu gueulé, parfois approximatif et pratiqué sans adjuvant (spécial dédicace à la grippe) : pas de synthés, de boîtes à rythmes, d'arrangements sucrés et de toute la panoplie radio FM. Parenthèse : à quand la peine de mort pour les patrons des radios "périphériques" qui ont tué la musique dans notre pays ? Cette engeance "maquignonesque" de mélonuls n'a d'ailleurs rien à envier aux fossoyeurs artistiques du type Pascal Nègre (dit "la pleureuse") et autres directeurs artistiques à qui l'on doit (dans le désordre) Naast, Kyo ou heu… j'en sais rien j'écoute pas vos radios de merde. Fin de la parenthèse.
Du coup l'album d'Izia c'est un peu sous les pavés la plage dans la mare. Une sorte de coup de pied au dèrch pour rocker ramollo. Et la leçon est dispensée par une petite nana de 18 balais (ou pas loin) qui pense inventer quelque chose en reproduisant (en MIMANT même, et là c'est l'allitération en "meuh" qui ne sert à rien) tous les clichés rock. Sauf que 1- quand on a 18 ans on a le droit de croire qu'on invente quelque chose qui a déjà été fait 1.000.0000 fois 2- quand on a une voix à fendre les cœurs les plus pierreux on a le droit de ne pas être "original" et de revisiter candidement Led Zep, le MC5, le funk, le blues le New-York du CBGB et toutes les seventies en général 3- qui va faire vivre le patrimoine si c'est pas des jeunes qui y croient ? On va quand même pas attendre le nouvel album de Michel Jagère quand même !
Une voix donc. Un souffle puissant et éraillé, tornade la plupart du temps ("The train", "Hey bitch"), caressant dans l'oeil du cyclone ("Sugar cane"), passant de l'un à l'autre parfois en deux secondes trois dixièmes ("Let me alone", "Life is going down"). Une voix que l'on suit pour un aller-retour ciel-enfer et vice-et-versa, voire réciproquement.
Mais la voix ça ne fait pas tout. Izia est aussi l'œuvre d'un groupe qui a choisi de produire un disque sec et dépouillé comme une tarte dans la gueule, dans la grande tradition garageo-seventies. Un disque couillu parce que quasiment sans overdubs (y compris sur les solos) où la basse sert à quelque chose (charpenter) et où la batterie ne sonne pas comme un AC-130 au décollage… Chez Izia on entend les tambours résonner, les guitares râper et la basse gronder. Forcément tout ça sonne assez fin et métallique : on imagine le flingue sur la tempe de l'ingé-son "Touche une seule fois à tes putains de compresseurs…" Ce premier album sonne comme une démo de luxe, un enregistrement live d'une (excellente) répète. Pas de trucage, pas d'esbroufe. Juste de l'os et du nerf, des riffs écaillés qui tailladent le silence, une voix sur le fil, de l'air qui vibre et de l'électricité. Une bouffée d'air frais j'vous dis.
Reste les chansons. Pas forcément le point fort du disque. Manque des lignes de chant plus affirmées et des refrains plus fédérateurs. Et même si Izia joue les roller-coasters en alternant moments intenses et plus posés, l'album s'apprécie plutôt à fond la caisse, sans arrière-pensées, le cœur gonflé et le sourire aux lèvres, comme un shoot d'authenticité, un objet vivant non identifié, vivifiant, pur et naïf.

Quelques lignes sur le concert du 17/12/09 à Perpignan
J'étais là un peu par hasard, sans avoir écouté l'album et sans a priori (pour une fois). Ce n'était pas le cas d'une partie du public. Les rockers grisonnants avaient sorti leur perfecto de la naphtaline pour le concert du trimestre (histoire d'amortir leur carte d'abonnement à la salle de concert…), bien décidé à "tailler du jeune", les bras croisés et le sourire en coin. Et cette sensation d'être entouré de gros cons se confirmera assez rapidement grâce à quelques phrases bien senties, courageusement lancées du fond d'une salle obscure à une nana de 18 ans qui sort ses tripes sur une scène… C'est un genre.
Mais Izia n'en a cure, elle y croit. En un sourire les pisse-vinaigres sont oubliés et elle envoie la sauce. Et on peut dire qu'elle en a sous la pédale, l'écrasant allègrement d'ailleurs pendant tout le concert. Evidemment elle en fait trop, évidemment elle repousse ses propres limites, cherchant la rupture ou l'instant de grâce, elle s'agite, va et vient, chante, hurle, feule dans un torrent d'énergie positive. Mais c'est au spectacle de la jeunesse tourbillonnante que l'on assiste, à la passion en mouvement. Pas de mauvais esprit, pas de rébellion à deux ronds, juste de la joie, du 220 volts, un filament qui brille jusqu'à l'incandescence pendant une heure trente.
Conquis.
Seule réserve, le reste du groupe un peu en retrait. Là où on attendait un bassiste carnassier (perf' + Fender Precision, Dee Dee es-tu là ?) on a un intermittent du spectacle aux abonnés absents. Le batteur fait le boulot sans démériter, tout comme Séb, le guitariste, mais ces deux là ne se lâchent pas, trop soucieux de "bien jouer". Mais à côté de la furia adolescente en devant de scène, c'est dommage. On fermerait les yeux sur quelques pains en échange d'un peu plus de folie et davantage de guitare dans le mix. Mais je pinaille, d'autant que le disque tourne en boucle depuis. En attendant que le deuxième prenne sa place.

Par Heavy REM - Publié dans : Diskronik Divers
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Mercredi 25 novembre 2009 3 25 /11 /2009 20:52

Punk et musique sérielle...





La musique sérielle est un concept de types à lunettes qui pensent la musique avant même de la ressentir. Pourquoi pas. En tant que plantigrade en jeans et baskets, je n'y entends rien, au propre comme au figuré. Pourtant l'idée de série musicale constitue un concept intéressant. Dans le domaine de la peinture, des artistes peignent encore et encore la même chose (des pommes dans un saladier, des femmes nues, des femmes nues dans des saladiers…), cherchant au fil des ébauches et des déclinaisons un absolu, une perfection, un aboutissement. L'idée est de peindre LE saladier de fruit, LA femme nue… en un mot comme en cent, l'archétype, l'alpha et l'oméga (et du coup ça fait deux mots et j'suis bien attrapé avec mon effet d'annonce tout pourri).
Venons-en au punk (mélodique). Teenage Bottlerocket, sous des dehors simplistes de pseudo ados US (pseudos parce que ces gens ne me semblent pas si jeunes que ça) est un groupe simpliste de pseudo ados US qui, peut-être même sans le savoir, créent de la musique sérielle comme définie ci-dessus. Dis comme ça, y a de quoi briller en société. N'allant jamais en société j'ai préféré tenter de briller ici, dans la solitude étoilée de mon blog. Voilà. J'ai brillé. S'agirait maintenant d'argumenter, parce qu'avec une  intro comm'ac, la suite se doit d'être maousse.
Teenage Bottlerocket empile sur chacun de ses albums, la même chanson, douze ou treize fois, basée le plus souvent sur la fameuse progression I-IV-V** chère à nos Ramones, barrage d'accords en règle, ouane-tou-tri-for en ouverture et toute la panoplie du punk rock à perfecto première génération.
Ils ne sont pas les premiers à pomper de manière éhontée les faux frangins. Les Screeching Weasel ont jeté la pierre dans l'eau du bain. Mais on distingue sans problème les albums des Screeching, rien qu'à l'oreille : prod différente, chansons plus ou moins hardcore. Pas chez TBR. Toutes les chansons se ressemblent (progression d'accords), woh oh oh de circonstances, production… Jusqu'aux pochettes qui ne diffèrent que par les couleurs… Et c'est là que j'en reviens à mon idée de musique sérielle. TBR, par la simple répétition de sa recette, à l'infini, par la juxtaposition de ces petits cadres, de ces ritournelles, explore le territoire "chanson des Ramones à trois accords avec des woh oh oh"… Territoire que n'importe quel musicologue, compositeur ou personne sensée estimerait trop étroit, confiné. Prison resserrée autour d'un essentiel mélodique et harmonique dont le minimalisme étouffant rendrait fou n'importe qui s'essayant à la haute voltige du song-writing.
Et TBR creuse son sillon, inlassable, obstiné. Le groupe tournicote, avance, revient sur ses pas. Passe par la case départ. Vérifie son rétro pour une nouvelle marche arrière. Mutiplie les I-IV-V jusqu'au flag'. "Mais vous me servez encore le même machin !?" Alors on râle, on maugrée. On constate que les albums sont interchangeables, les titres aussi. Rien ne "ressort". Et puis, alors que l'on patauge dans ce remake des Ramones et que l'on vérifie une fois encore que la touche "Repeat 1" n'est pas enfoncée, on constate enfin que Teenage Bottlerocket réussit le tour de force de jouer douze fois la même chanson (ou presque) sans jamais se manger le bitume, lancé à toute berzingue dans un punk rock ramoné, chantant, estival et sans complexe. A ce moment là, chaque micro-détail devient essentiel. Un mini solo ici, un chœur là, une intro batterie, une harmonie vocale au loin. Le tableau se révèle par petites touches et si la linéarité de l'ensemble existe bel et bien, elle nous masquait surtout l'évidence : l'absence de points faibles, de ventre mou, de creux, de "bof" et de "mouais". Teenage Bottlerocket molotove son punk rock sans défaillir, Converses fichées dans le sol, jambes écartées, dos bien droit et SM58 trop haut. Là où des Anglais en feraient des caisses dans le registre de la moue affectée, de la morgue vacharde salée-sucrée et du look dandy-trash, les ricains jouent dans leur cave un punk rock archétypal et ultime, à la fois bréviaire pop et notice rock, expression adolescente et intemporelle, toujours sur le fil entre le peu et le pas assez, l'épure et le néant.
Oui, une écoute rapide et fatiguée et TBR se retrouve dans la pile "moyen, déjà entendu". Et oui, je comprends l'auditeur fatigué. Et pourtant il passe à côté de l'essentiel. Quand on évolue dans un registre aussi cadré, un genre musical réduit à ses plus petits dénominateurs communs, la différence entre un excellent album et un album moyen ou mauvais, est mince. Parce que la quintessence, concentration extrême, ne peut se définir que par le "peu", le détail.

Quelques précisions discographiques : le premier album du groupe, Another way, est introuvable (sortie vinyle à petit tirage, pas réédité). Je n'en parlerai donc pas mais selon ma théorie, il est identique aux autres. Et j'ai tendance à faire vachement confiance à mes théories. Le second, Total, reste un poil en dessous des deux suivants, jonglant plus maladroitement avec les clichés du genre et confondant répétition et systématisme, minimalisme et automatisme (certains titres tirent leur épingle du jeu, "Bloodbath at burger king" notamment). Avec Warning device et le petit dernier, They came from the shadows, tout est nickel. TBR déroule son plan de conquête du cerveau avec une précision chirurgicale (prod made in Blasting Room, le studio des "deux gars" des Descendents / All, Egerton et Stevenson, en gros le gratin du top de la crème du haut du panier…) tout en conservant le naturel punk indispensable à ce type d'entreprise. A noter quelques titres légèrement plus sombres et durs sur le petit dernier.Pour le reste c'est bonheur et on retiendra toujours la dernière chanson écoutée, un signe quant à la qualité de l'ensemble. Dernier point, l'une des particularités du groupe est d'articuler sa musique autour de deux chanteurs / guitaristes.
.
— Vous voulez dire… comme Kiss ?
— J'aime pas trop être interrompu mais, oui, comme Kiss. D'ailleurs Teenage Bottlerocket balance un "Bigger than Kiss" assez drôle sur le dernier disque en date (They came from the shadows).
Extrait : "Gene Simmons looks kinda cool / But Paul Stanley kinda looks like a jag / Ace Frehley can play guitar / But he ain't no fucking Kerry King / So get your ass out of the way / Here comes a rock revolution / Listen up cause I'm about to sing / The creatures of the night / Can't hold a candle to this /
We'll be kickin' ass we'll be takin' names / When we're bigger than Kiss"
— Ça rappelle un peu le "Pantera's fan in love" de Nerf Herder…
— Heu… oui, d'une certaine manière. Et le récent "Eddie, Bruce and Paul" de NoFX… Les punks aiment taquiner les hard rockers, mal à l'aise qu'ils sont d'avoir souvent traversé une époque cuir / clou / mulet. C'est de bonne guerre,

Quelques liens :
- le clip de "Skate or die" (comment passer une mauvaise journée si on écoute ça le matin dans la bagnole ?)
- le clip de "In the basement" (à peu près le même que "Skate or die" avec moins de skaters et plus de sous-sol… rapport au titre sûrement)
- l'espace du groupe
- le site du groupe qui sert à rien à part pour les photos de concert qui sont pas mal


* Ça doit être un première mondiale ce genre de chros, vous rendez-vous compte de la chance que vous avez d'assister à un tel événement en direct ? Me méritez-vous ?
** La progression I-IV-V est un enchaînement d'accords très classique et utilisé par à peu près par tout le monde dans le monde de la chanson (exemples : "La bamba", "Twist and shout", 1 morceau des Ramones sur 2, et pour être raccord avec cette chro c'est la progression utilisée par TBR sur le couplet de "Skate or die". Les chiffres romains représentent la position de la dominante de l'accord dans une gamme. Si on attribue un chiffre à toutes les notes de la gamme de Do majeur, ça donne Do = I, Ré = II, Mi = III, etc. Donc la progression I-IV-V de la gamme de Do majeur est Do-Sol-La. Sur un manche de guitare, en position "barrée", cette progression semble très "logique" et correspond au premier machin que dégotte un guitariste débutant, sans même savoir tout ce que je vous raconte là.

Par Heavy REM - Publié dans : Diskronik Punk
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Mardi 27 octobre 2009 2 27 /10 /2009 22:24

Le punk
Style méconnu, incompris, sur lequel tout le monde a un avis alors que personne n'en écoute… Voilà une première définition qui colle parfaitement au vilain petit canard du rock, celui qui a foutu la trouille à pas mal de gens pour finalement retomber comme un soufflé… dans les medias. Parce qu'ailleurs, dans le cercle des initiés, le punk reste vivace et brûlant, déchaînant haines et passions, proposant un panel de courants et sous courants foisonnant. Mais comme les Sex Pistols et leur directeur commercial, Malcom McLaren ont arrêté toute activité (ou presque), le monde croit que le punk est mort l'année de sa naissance : 1977. Le monde a tort.

Petit préliminaire :
Comme pour le terme hard rock, deux acceptions :
- le sens général qui englobe tous les courants issus du punk rock originel (oï, ska-punk, hardcore, hardcore mélodique, emo, street punk, pop punk…)
- le sens "réduit" qui désigne le style musical originel.

Pour faciliter la lecture, admettons que "punk" = l'ensemble des courants, et que "punk rock" = "style musical précis et originel".

Les bases

Au moment où Led Zep flamboie, où Pink Floyd joue les prolongations et où le monde fume de l'herbe en planant sur le Grateful Dead et autres chantres du cheveux gras, aux USA, des p'tits blancs qui s'ennuient fourbissent leurs armes. Dans les caves et les garages, un son monte. Sale. Rugueux. Un cri primal d'adolescents mécontents, peu enclins à croire au "flower power" (t'en vois beaucoup des fleurs près des chaînes de montage de Detroit ou dans le Queens new-yorkais ?). Ces types veulent en découdre et passer à l'action. Et surtout cramer les idoles du moment qui s'éloignent, à leur sens, de l'esprit rock, des tablettes de la loi 'n roll définies par les grands noms du genre, de Chuck Berry aux Stones, de Gene Vincent à Elvis (le maigre) ou Little Richards. Marre des solos à rallonge, marre des percus, des impros, des concerts en forme de messe, l'idée est de privilégier à nouveau la spontanéité, la simplicité et l'efficacité. Ouanetoutrifor et rendez-vous au tas de sable.

Une poignée de formations émergent, toutes originaires du nord du pays, là où ça caille et où le boulot est dur (par opposition au sud et à la Californie en particulier où les groupes sont mous et sucrés, alanguis sur des plages parcourues de bikinis échancrés et prometteurs). Pour les plus connus : les Stooges (Ann Harbor, Michigan), le MC5 (Detroit "Motor City" toujours dans le Michigan) et les New-York Dolls (à votre avis ?). Ces gangs n'ont qu'une seule envie, porter les amplis au rouge et les faire cracher jusqu'à ce que mort s'en suive. La déflagration Stooges sera la plus forte (soniquement parlant), le MC5 politisera rapidement son discours (le groupe devient une "cible" du FBI… d'après la légende en tout cas…) et les Dolls révulseront les hippies (oh my God des hommes habillés en femmes, l'amour pas la guerre mais pas avec des travlos, faut pas déconner).

Musicalement tout cela est plutôt malhabile et peu chanté, mais c'est l'intention qui compte et l'intérêt, finalement, est ailleurs. Dans l'énergie, la débauche de décibels cradingues, la saine et authentique suée (on n'est pas le cul dans l'herbe de Woodstock à fumer un spliff), l'urgence d'une vie urbaine et monoxydée. Béton et junk food, Converses rapées et perf élimés.
En terme d'audience la "déferlante" touche finalement peu de monde. Mais la "révolution" est en marche et va faire des petits.

Aparté sur du velours

Le Velvet Underground est un cas un peu à part dans cette mouvance. "Arty", "intello", le groupe se veut plus expérimental qu'attaché au passé. Si son succès fut modeste en terme d'audience (c'est le cas de tous les pionniers de la scène punk), son importance musicale et son influence se démultiplieront au fil des années. A mon sens, le Velvet est l'une des plus grosses escroqueries musicales du rock (bien loin devant les Pistols) et ne tient que par la personnalité de Lou Reed et son mentor Warhol (souvent considéré comme un escroc lui aussi). Sous le motif (ou le prétexte) artistique, les deux veulent nous faire avaler des couleuvres. La quasi intégralité de White light / White heat est chantée faux et mal jouée. Mais c'est là aussi l'un des fondamentaux du punk : tout le monde peut essayer, tout le monde peut le faire. Tout le monde DOIT le faire. Donc, le Velvet, pourquoi pas ?

1977 (mais un peu avant quand même)

C'est surtout dans la grosse Pomme que le vers s'installe. Les enfants des Stooges et des NY Dolls répondent présent. Une petite communauté se crée dans la cité, autour d'une poignée d'énervés et leurs "fans" (surtout des potes au départ) amateurs de substances diverses et d'interdits en tout genre. Leur lieu de rassemblement ? Le CBGB (Country Blue-Grass & Blues), un club de ploucs crasseux qui autorisent les nouveaux maîtres du bruit à jouer pour quelques dollars. Là se produiront ceux qui deviendront des légendes dans le petit cercle de ceux que Yes n'a jamais intéressé : les Ramones, Television, les Dead Boys, Blondie, Richard Hell et ses Voidods (une fois barré de Television), The Dictators, Patti Smith…

Il fallait un nom à cette mouvance, une étiquette, un drapeau : ce sera "punk" ("minable", "crétin"), le titre d'un fanzine qui regroupe des news et des interviews de tous ces artistes en devenir. Et même si les répertoires n'ont rien avoir les uns avec les autres, l'attitude commune fédère tout le monde : fais avec tes moyens, exprime ce que tu es et ce que tu hais, crée sans complexe…

 

 

Mais alors le punk c'est pas anglais ?

Non. Si les anglais piaffent d'impatience, si leurs aspirations musicales vont dans le même sens, les groupes US allumeront la mèche et inspireront la vague punk européenne. Les Clash, les Damned, les Sex Pistols… tous seront au concert des Ramones (prophètes en Angleterre mais jamais dans leur pays… dès qu'ils quittent le New-Jersey on les hue) et tous en repartiront avec la ferme intention de "faire pareil" (à noter que dans cette magnifique et émouvante volonté de produire la même chose, ils en oublieront un des caractéristiques premières des Ramones qui est d'écrire des tubes à la pelle).
L'autre lien entre les yankees et les brittons ? Malcom McLaren. L'homme travaille dans la mode, la fringue et prend en charge de relooker les Dolls. Fini de passer pour des gonzesses. McLaren s'attelle à une transgression d'un autre genre et encore plus tabou chez l'Oncle Sam : le communisme. Il fringue le quintet en cuir rouge et vend une tournée "cuir rouge". Bide monumental. Les NY Dolls étaient à l'agonie et MacLaren les flingue définitivement. Il revient en Angleterre, prend en charge les Pistols et les looke en pillant ce qu'il a vu à New-York : t-shirts rapiécés et consolidés par des épingles à nourrice, perfecto, jeans rapés, etc.
Les Pistols sont mauvais mais ils sont bien vendus (le contraire des Ramones, qui ne savent pas faire grand chose de leurs instruments mais le font très bien grâce aux centaines de concerts qu'ils enquillent semaine après semaine).

No future

Le phénomène explose. La jeunesse occidentale sent confusément que tout part en vrille. Le capitalisme se renforce, le monde se  "droitise", les guerres coloniales et post coloniales broient des générations inutilement, les chocs pétroliers font flamber les chiffres du chômage… l'avenir est sombre et incertain. Et la jeunesse de douter d'un avenir meilleur. No future. Une seule certitude, le lendemain sera pire que la veille. Le changement doit passer par la destruction. Destroy. Destruction des symboles, remise à plat des valeurs occidentales et capitalistes. Il faut que les idées et les choses bougent. Les punks s'emparent des tabous, des intouchables et jouent avec : ils salissent les classiques de la chanson (« My way » par Sid Vicious), arborent des symboles interdits (la croix gammée par exemple), associe le rose (couleur réputée féminine ou gays) au noir du cuir et de la mort.
Dans le grand brasier menant à la fin du monde, les punks sont les visionnaires, ceux qui ont compris. La décadence en marche, la pourriture et le flétrissement d'une société cholestérolée, pesante, explosant dans sa propre fatuité. Et dans le bordel terminal, les punks montrent ce qui ne va pas, rappelant à tous qu'ils sont les produits de ce monde gangréné et absurde. Comme le beuglait déjà Iggy Pop qu'on imaginait définitivement cramé sur Raw power

I'm a street walking cheetah with a heart full of napalm
I'm a runaway son of the nuclear a-bomb
I am a world's forgotten boy
The one who searches and destroys

Evolution : l'après 77, conservatisme et expérimentation
Beaucoup de groupes resteront dans le crédo 100% punk en le radicalisant un peu plus musicalement (cf. les fameuses compils Punk and disorderly). Ils jouent mal, vite et glaviotent des paroles irrévérencieuses sur une musique qui se durcit et s'accélère : GBH, Exploited (à qui l'on doit l'album Punk's not dead en 1981, un slogan qui voyagera sous forme de tag partout en Europe).
D'autres exploreront de nouvelles  voies. Depuis 77 le groupe Suicide expérimente aux USA avec des boîtes à rythmes, des claviers, des bandes passées en boucle (l'idée du sample avant l'heure) pour un résultat chaotique et bruitiste. Ingrédients récupérés par la vague française alterno (les Bérus, Métal Urbain, emploieront des boîtes eux aussi). Autre gros expérimentateur, Crass. Outre l'aspect conceptuel et politique de sa musique, Crass impose un style graphique qui fera date dans le punk : pochette noir et blanc, collages, etc. (pour l'anecdote, le groupe publiera les premières œuvres de Napalm Death sur une compil de leur label).
En Angleterre, The Clash intègrera le reggae et des sonorités exotiques, The Buzzcocks "inventeront" la new wave en jouant une pop rock tour à tour brouillonne, lumineuse et expérimentale qui inspirera The Cure, The Smiths & co (chant imprécis pleurnichard, guitare crunch ou claire à la rythmique très rapide, refrains pop…).

Noyau dur
Rapidement émerge aux USA une forme plus dure du punk rock : le hardcore. Une radicalisation qui s'éloignera du rock (et donc du blues originel) : une version très "blanche" du rock, basée sur une rythmique très nerveuse, un chant plus gueulé que mélodique, des tempos plus élevés, etc. (ex : Black Flag, Minor Threath, Sick Of It All, Agnostic Front, Bad Brains, Dead Kennedys, Adolescents, Circle Jerks…)
L'autre influence du hardcore, curieusement, est le jazz, auquel il emprunte des harmonies tendues et un goût pour le bizarre. Enfin, niveau parole, le hardcore se veut (généralement) plus revendicatif et plus politisé que les punks US habituels. Mais là où le punk se veut finalement défaitiste (tout est foutu, no future), le hardcore s'affirme comme une force plus positive et constructive (relève tes manches mon pote et change le monde).

Ce durcissement musical ira jusqu'à emprunter au metal certaines sonorités pour créer ce que l'on appelait à l'époque le cross-over (le mélange metal / hardcore, dont Suicidal Tendancies ou DRI ont été les chantres)

Noyau dur… mais plus mou quand même
Mais comme à chaque fois qu'un mouvement se durcit, un courant mélodique apparaît en parallèle (ça existe aussi en metal : speed et speed mélodique, death puis death mélodique, etc.)
Le hardcore mélodique naît via deux groupes essentiels et majeurs : Bad Religion et Descendents (puis All, c'est la même chose). On garde les composantes du hardcore (vitesse, musique blanche, militantisme… quoi que pour Descendents ce n'est pas très fort) et on ajoute de la mélodie (limite pop voire hard US pour All)
Ceci peut sembler étrange pour nous, Européens, mais il faut rappeler qu'aux USA, un groupe comme les Beach Boys, fait l'unanimité chez au sein de la scène hardcore mélodique (née en Californie, on parle souvent de "SoCal hardcore" pour South California). Pour résumer, le hardcore mélodique c'est du hardcore de plage en somme (déjà les Ramones reprenaient les Beach Boys… la boucle est bouclée).

Les valeurs du punk
Précisons  ces valeurs ne sont récupérées et affichées que par les groupes les moins connus et les plus récents. Les parrains eux s'en tapaient royalement : les Pistols voulaient être des stars, les Ramones cherchaient leur nom dans les charts sans jamais les trouver, les Clash se sont vendus à Levi's (et quasiment tous étaient signés chez une major… pas de quoi la ramener !)

- le do it yourself
Faire les choses soi-même. Tu veux des concerts dans ton bled ? Organise-les. Tu veux écouter du punk ? Joues-en. Tu veux avoir des news de la scène ? Sors ta colle et tes ciseaux et crée un fanzine. Etc.

- la proximité fan / musicien
Les musiciens sont comme les gens dans la salle. Seule différence : ce soir, certains jouent, d'autres écoutent. Demain les rôles seront inversés, aucune importance. La scène n'est pas un moyen de dilater son ego, c'est un lieu de parole, de transmission de valeur et de partage d'énergie.

- majors : tous pourris
Le punk cultive l'underground. Il n'aime pas la lumière et se méfie de la diffusion de masse (radio FM nationale, grandes scènes / stades, télévision, chaînes musicales…). Via le "do it yourself" se créent des micro-labels, des listes de distributions (VPC) qui s'échangent entre elles des références pour faire circuler la musique. Ceci dit, l'éclosion et la réussite de labels comme Epitaph, Alternative Tentacles, Fat Wreck Chords, Go Kart, Burning Heart, montre qu'il existe des solutions économiques viables, voire florissantes, même dans l'underground et tout en respectant certaines règles. N'oublions pas que les américains, punk ou pas, n'ont pas de "complexe culturel" avec l'argent, la réussite et le business. Certains punks gagnent très bien leur vie (Brett Gurewitz, Fat Mike, les mecs d'Offspring ou de Green Day, etc.)

- ouverture d'esprit
Elle est de façade. Les punks vont s'afficher "ouvert". Sauf que les types les plus straight edge vont vous engueuler parce que vous mangez de la viande, que les street punks vont vous cracher dessus parce que vous écouter un disque chanté juste, etc. Les clichés ont la vie dure, et les chapelles musicales ont toutes leurs prophètes intégristes : les punks ne font pas exception.


Les disques du punk
Le sujet est vaste et je n'ai pas répertorié tous les sous genres pour deux raisons : ma méconnaissance de certains d'entre eux (ska punk par ex) et mon inappétence pour d'autres. Je m'en suis donc tenu à ce qui était le plus évoqué dans la définition ci-dessus. Enfin je suis resté assez près des années de départ pour chaque étape… Si vous voulez plus "récent" (tout est relatif), il vaut mieux taper dans la liste "Mes disques du punk".

"Protopunk"
- Dictators, The - Go girl crazy* (USA)
- MC5 - Kick out the jams (USA)
- New-York Dolls - s/t (USA)
- Stooges, The - Fun house (USA)
- Velvet Underground & Nico - s/t (USA)
 
* Les Dictators ont de fortes accointances avec la scène hard et metal puisque Ross The Boss (Shakin Street et Manowar) et Mark "The animal" Mendoza (Twisted Sister) ont joué en leur sein.

Punk rock "77"
- Clash - s/t (UK)
- Damned - Damned damned damned (UK)
- Dead Boys - Young, loud and snotty (USA)
- Exploited - Punk's not dead (UK)
- GBH - City baby attacked by rats (UK)
- Misfits, The - Static age (USA)
- Ramones - s/t (US)
- Sex Pistols - Nevermind the bollocks (UK)
- Stiff Little Fingers - Inflammable materials (UK)
- Television - Marquee moon (USA)
- UK Subs - Another kind of blues (UK)

 
Hardcore
- Bad Brains - Rock for light
- Black Flag - Damaged
- Circle Jerks - Group sex
- Dead Kennedys - Fresh fruits for rotten vegetables*
- Minor Threat - Complete discography**
- 7 seconds - The crew
- Youth of Today - We're not in this alone
 
* Selon les disques et les titres, on peut classer le groupe soit dans le punk, soit dans le hardcore. Faut bien choisir, DK étant souvent cité comme influence pour bon nombre de groupes HxC.
** Minor Threat n'a sorti qu'un seul album et une poignée de maxis, regroupés sur ce CD

Hardcore mélodique
- All - Percolater
- Bad Religion - Suffer
- Descendents - Milo goes to college
- NoFX - Punk in drublic

Mes disques de punk
Vous le constaterez, peu de classiques sont représentés ici… La faute à leur manque de musicalité. Les choses mal équarries pourquoi pas, mais faut-il que les chansons soient là. Et c'est la grosse lacune (à mon sens) du punk première génération. Quelques uns passent le cap, mais les bons song-writers n'arriveront qu'une ou deux générations après…

"Protopunk"

- The Stooges - Fun house / Raw power
- MC5 - Back in the USA
 
Punk rock
- Against Me ! - New wave
- Alkaline Trio - From here to infirmary / Crimson
- Bad Astronaut - Acrophobe
- Buzzcocks, The - Singles going steady (compil des singles, inédits sur albums)
- Gigantor - Back to the rockets!!!
- Goo Goo Dolls - Hold me up
- Green Day - American idiot
- Hard-Ons - Yummy!
- Leatherface - Mush / Horsebox
- Less Than Jake - In with the out crowd
- McRackins, The - Back to the crack
- Nerf Herder - How to meet girls
- Parasites - Punch lines
- Ramones - It's alive
- Randy - The human atom bombs
- Screeching Weasel - My brain hurts
- Sheriff, Les - Soleil de plomb / Allegro turbo
- Snuff - Demamussebebonk
- Vandals, The - Hitler bad, Vandals good / Look what I almost stepped in…
- Vulgaires Machins, Les - Compter les corps
- Zabriskie Point - Des hommes nouveaux / Paul

Hardcore mélodique
- All - Pummel / Breaking things / Mass nerder
- Bad Religion - Generator / The empire strikes first
- Lagwagon - Hoss / Let's talk about feelings
- Millencolin - Pennybridge pioneers / Machine 15
- Mr Bingo - Sometimes
- NoFX - White trash two heebs and a bean / The decline
- Samiam - Astray
- Tagada Jones - Le feu aux poudres*
 
*On est plus dans le hardcore tout de même, mais bon… je n'avais que celui là à citer dans le genre…

Par Heavy REM - Publié dans : Dikozik
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Jeudi 8 octobre 2009 4 08 /10 /2009 11:40
Principe : les Top 10 regroupent mes albums favoris par genre et par année. Ce n'est pas exhaustif : je n'ai mis que mes "préférés", ceux sans qui la vie serait moins belle. Ce n'est pas objectif puisque ce sont mes "préférés" : oui, certains sont mineurs ou anecdotiques. Le classement dans chaque catégorie est alphabétique. Enfin, le titre est super mensonger puisqu'il peut y avoir plus de dix albums. Ou moins. Bref, si vous aimez les listes, vous adorerez cette rubrique qui se complètera au fil du temps

Top Albums

2000-2009 1990-1999 1980-1989
1970-1979
2000
1990  1980 1970
2001 1991 1981 1971
2002 1992 1982 1972
2003 1993  1983 1973
2004 1994 1984 1974
2005 1995 1985 1975
2006  1996 1986 1976
2007 1997  1987 1977
 2008 1998 1988 1978
2009
1999 1989 1979


Par Heavy REM - Publié dans : Rekaps
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Vendredi 2 octobre 2009 5 02 /10 /2009 14:25
MAJ du jour : l'apparition d'un livre d'or… Pris en flag d'auto-satisfaction et de gonflage de melon le gars. Ça s'appelle "vous êtes trop bons", c'est dans le menu à gauche. Pas trop de commentaires négatifs (je parle de pas des commentaires contradictoires qui ont servi le débat). Je mettrai ça à jour régulièrement.
Par Heavy REM
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Jeudi 1 octobre 2009 4 01 /10 /2009 20:46

Pour bien choisir sa laque à cheveux

Le hard rock fun et bigarré des années 80 est depuis peu affublé de la déplaisante étiquette "hair metal". Sobriquet ridicule et vide de sens : par définition, tous les artistes regroupés sous la bannière "metal" ou "hard" ont une "personnalité capillaire affirmée" : gras, décoiffés, explosés, longs, raides, etc.
En outre, cette expression englobe plusieurs réalités musicales, des styles différents et des influences diverses, qui se recoupent parfois mais ne peuvent être appréhendées via une simplification qu'on laissera aux lecteurs de Rock & Folk, des Inrocks et à tous les internautes approximatifs.
Trois courants principaux livrent bataille et se concurrencent pour faire hurler les arenas, mettre à genoux MTV (à grands renfort de clips Rimmel et de looks talon aiguille) : hard US, hard FM, hard glam.


Hard US

Alors que j'évoquais en d'autres lieu l'existence de ce courant, des petits malins m'assuraient, les effrontés, que la définition du hard US était simplement "du hard rock joué aux États-unis". Si on met de côté la logique implacable du raisonnement, et même si l'origine de la chose  prend sa source outre-Atlantique, on retrouvera ce style en Angleterre, en France ou ailleurs. Des suédois sont bien à l'heure actuelle les papes du heavy "à l'allemande" !

Deux courants principaux dans le hard US :

1 - Les "Van Halen-like".

On a tendance à oublier l'importance de Van Halen (le groupe comme le musicien) qui bouleversera la donne de la fin des années 70. Van Halen s'impose comme l'archétype du groupe US californien, dans la lignée de formations mélodiques et ensoleillées comme Boston, Fleetwood Mac (et les indéboulonnables Beach Boys si on remonte à Mathusalem).

Particularismes :
- un seul guitariste virtuose qui occupe l'espace en dépassant le cadre de la guitare rythmique. Si Page ou Blackmore brillaient au moment du solo, le bon Eddie brille tout le temps. L'homme est bavard mais pas saoulant, enrichit ses parties, varie les plans et deux sections identiques "sur le papier" ne sont pas interprétées de la même manière en live.  Son apport technique et la variété de son jeu rendent l'ensemble passionnant. D'autant plus que Van Halen joue avec le groove et le silence, deux notions qui laissent la musique respirer et l'auditeur souffler dans l'attente impatiente du prochain plan.
Ex de solistes fous : George Lynch (Dokken), Reb Beach (Winger), Vito Bratta (White Lion), Doug Aldrich (Bad Moon Rising), Steve Stevens (chez Vince Neil par exemple), Michael Schenker (MSG selon les périodes), Steve Vai puis Jason Becker (David Lee Roth), Vinnie Vincent (dans son propre groupe, pas chez Kiss).

Comme toujours on notera des exceptions avec des guitaristes "uniques" mais pas vraiment virtuoses (Carlos Cavazo chez Quiet Riot) ou des paires de guitariste en lieu et place d'un seul sniper (chez Warrant, Skidrow, MSG période McAuley surtout, Steelheart, Fisc, Damn Yankees…)

- des claviers plutôt rares voire absents. Chez VH ils apparaissent assez tardivement dans la discographie et leur utilisation se limite à quelques titres.

- très gros travail de production sur les chœurs : harmonies vocales bien entendu, mais surtout effet de masse sur les refrains. En gros on entend un stade chanter en même temps, au point de perdre parfois la voix lead dans le mix.

2- Les "Kiss-like"
Implantés sur la côte Est, plus particulièrement du côté de NY, ces groupes empruntent au glam rock mais pas seulement : Alice Cooper n'est pas loin, les New-York Dolls non plus (groupe proto-punk, braillant un rock approximatif et énergique se voulant stonien… Tous les musiciens étaient maquillés et portaient des vêtements féminins, talons aiguille notamment…).
On cherche le tube, le refrain pour les stades mais cette fois sans finesse aucune, par opposition aux groupes côte ouest plus sophistiqués. Quatre accords qui font mouche, un slogan de trois ou quatre syllabes et c'est parti ("Love it loud",  "The kids are back"…). Kiss trône tout la haut sur la montagne d'argent (c'est le cas de le dire) grâce à l'incroyable sens du marketing de Mister Simmons (qui ne perd aucune occasion de se faire du blé via son groupe) mais aussi, il faut le reconnaître, grâce à un solide répertoire de tubes directs et basiques.

Les enfants spirituels de Mister Simmons et Miss Stanley ? Twisted Sister, WASP, Mötley Crüe (selon les albums)… Particularité de tous ces gens, Kiss y compris : on flirte avec le heavy metal en sachant alourdir le tempo et ajouter de l'emphase ici ou là. Un autre point de divergence avec les collègues de l'ouest.

 

Le hard US est quelque peu tombé en désuétude, la faute à l'époque qui préfère des musiques plus sombres, plus agressives. Le culte des guitaristes et le tassement technique (pour simplifier, aujourd'hui, tout le monde joue bien) font que rien ni personne ne sort du lot.
Ceci dit, des résistants se dressent, tel Lordi, sous-Kiss / Alice Cooper des années 2000. Andrew W.K lui aussi prône le fun et fiesta sans interruption via une musique aux sonorités plus modernes mais clairement influencée par la vague US.

Le hard
US en quelques disques…

- Alice Cooper - Hey stoopid
- Def Leppard - Hysteria
- Dokken - Under lock and key
- Quiet Riot - Metal health
- Roth, David Lee - Eat'em and smile / Skyscraper
- Skidrow - s/t*
- Twisted Sister - Stay hungry
- Van Halen - I / 1984
- Warrant - Cherry pie
- WASP - s/t
- White Lion - Pride
- Winger - In the heart of the young

Mon hard
US en queqlues disques (les mêmes auxquels j'ajouterais….)
- Black'n'Blue - In heat
- Damn Yankees - s/t**
- Fisc - Too hot for love
- King Kobra - Ready to strike
- London - Playa del rock***
- MSG - Perfect timing
- Neil, Vince - Exposed
- Steelheart - s/t
- Twisted Sister - You can't stop rock'n'roll / Love is for suckers
- Van Halen - Diver down / 5150 / For unlawful carnal knowledge
- Tyketto - Don't come easy
- Vinnie Vincent Invasion - s/t
- WASP - Inside the electric circus

 


* Leur seul album vraiment
US. Skidrow durcira tellement le ton par la suite qu'on le rangera sans sourciller dans le heavy metal (on le rangera définitivement à partir de son troisième disque).
** Surtout ne pas écouter le suivant, Don't tread on me, auto-plagiat lamentable (rarement vu un groupe s'auto-parodier à ce point). Pour rappel, les Damn Yankees étaient formés de Ted Nugent, Tommy Shaw (ex-Styx), Jack Blades (ex-Nighranger) Michael Cartellone (ex rien, connu de personne, mais sa mère l'aime beaucoup).
*** Le groupe mythique qui a vu passer en son sein des mecs de WASP, Mötley Crüe, L.A. Guns, etc.


Le hard FM

Définir le hard FM s'avère assez délicat. Il partage avec le hard US ce goût pour le refrain à reprendre en chœur mais s'avère globalement plus mou du genou (on verra les exceptions plus loin, vous vous en doutez) avec un mixage assez soft côté guitare, des claviers omniprésents et très en avant. Autre point important le ratio de ballades par album. 1 pour 10 chez un groupe de hard rock standard, 3 ou 4 pour 10 dans le hard FM… Vous êtes prévenu (i.e. les Bon Jovi récents).
Les deux grands noms du hard FM américain restent Journey et Foreigner toujours en activité à l'heure où j'écris ces lignes (1er septembre 2009 à 14h02), même si leurs chanteurs respectifs (Steve Perry et Lou Gramm) ont joué les filles de l'air.
Digne héritier, Bon Jovi a amené le style à des sommets platinés pour ensuite faire évoluer sa musique vers un mélange hard FM / classic rock pas toujours du meilleur goût.
En 1988 le premier album de House of Lords (créé par Greg Giuffria), sera l'initiateur d'une nouvelle vague de hard FM plus énergique, musclant les guitares au delà des standards jusqu'à obtenir un "heavy FM" (i.e. Harem Scarem ou Hardline, le projet de Neal Schon).
Dernier particularisme du genre : les relations musicales incestueuses et les discographies courtes… Peu de groupes existent concrètement. On a souvent affaire à des projets montés de toutes pièces autour d'un chanteur ou d'un guitariste en collaboration duquel (ou pour lequel) plusieurs compositeurs travaillent. L'un des meilleurs exemples est Jim Peterik (le boss de Survivor). Il a écrit pour des tas de gens, participé à moult projets (récemment Pride of Lions) et sortis des albums solos. Et quand un groupe existe, il publie peu de disques (peu d'opportunité de tournées, public restreint…).

NB : on trouve le terme "AOR" (adult orientated rock) pour désigner les groupes FM. Cet acronyme englobe des musiciens beaucoup plus grand public : Michael Bolton, Huey Lewis, Jon Butcher… même si, musicalement, les racines restent très proches.
Encore une question de mix finalement.

Le hard FM en quelques disques

- Bad English - s/t
- Bon Jovi - s/t
- Europe - The final countdown
- Foreigner - 4
- Giant - Last of the runaways
- Giuffria - Silk & steel
- Hardline - Double eclipse
- Journey - Escape / Frontiers
- Nightranger - Seven wishes

Mon hard FM en quelques disques
- Asia – Alpha / Astra*
- Bon Jovi - s/t
- Final Frontier - Freelight
- Foreigner - 4
- Joshua - Surrender
- Meat Loaf - Bat out of hell II : Back into hell**
- Europe - The final countdown
- Harem Scarem - Weight of the world
- Honeymoon Suite - The big prize
- Q5 - When the mirror cracks
- Toto - The seventh one***
- Zeno - s/t

* Un peu rock prog aussi…
Mais comme je n'écrirai jamais de Top Rock Prog, j'en profite pour caser ces deux splendides albums (Astra étant le plus FM des deux)
** Egalement difficile à classer…kitsch, too much, emphatique, pompeux, variétoche… mais pas mal FM… ou AOR.
*** Là on est dans l'AOR ou le rock FM, mais bon, 1- je n'aime pas Toto de manière générale 2- "Stay away", "Only the children", "Home of the brave", etc.


Le hard glam
 

Ici le référentiel est bien plus rock'n'roll et blues. Il intègre des influences évidemment glam comme Bowie, Slade, T-Rex, Gary Glitter, etc. croisées avec le rayonnement de la triplette Kiss / Alice Cooper / New-York Dolls. Le pape du glam est censé être Mötley Crüe. Si on s'en tient au fait purement musical, ce n'est pas toujours le cas. Shout at the devil est plus heavy metal que glam. Mais ne chipotons pas.
Pendant presque dix ans, Los Angeles a abreuvé le monde avec les albums de Poison, Ratt, Pretty Boy Floyd (sans eux, pas d'Ugly Kid Joe !), Dangerous Toys, Faster Pussycat… Le style a aussi traversé l'océan : Tigertailz en Angleterre, Sweet Lips en France, etc.
Le glam c'est le fun, l'androgynie, les paillettes, les faux haillons, les t-shirts déchirés, les chansons bubble-gum, la fiesta, les textes salaces (là où le FM est plus "romantique") : personne ne voit plus loin que le bout de sa queue avec des titres comme "ouvrez grand et faites aahhh", "je veux ta tarte aux cerises" (avec le dessin qui va bien au cas où on n'ait pas compris la métaphore), "regarde ce que la chatte a ramené", "une autre part de tourte" (décidément…), "invasion de ton intimité" etc.
Actuellement l'imagerie et l'influence glam ont été récupérées par des groupes qui jouent le revival (les débuts de Hardcore Superstar, certains albums des Backyard Babies, Diamond Dogs, The Poodles (qui mélange allègrement tous les genres) sans cultiver avec autant d'effort le fun jusqu'au boutiste des années 80. Faut dire que payer ses factures et avoir un vrai boulot à côté n'aide pas à être un glam rocker insouciant et défoncé comme pouvaient l'être les millionnaires de chez Poison ou Mötley Crüe.

Le hard glam en quelques disques…
C'est bien la première fois que je peine à pondre une liste dans un genre donné "de la grande époque"… Je me suis alors plongé dans mes modestes archives persos pour en ressortir tourneboulé : le hard glam n'a laissé aucune trace alors que les USA palpitaient pour le genre ! A part les quelques noms cités plus haut, personne n'est resté, peu d'albums tiennent encore la route. Constat incroyable et pourtant… Qui en a encore quelque chose à foutre des Brittny Fox, Dangerous Toys ou autre Smashed Gladys ? Personne. On a pris ces groupes pour ce qu'ils étaient, du consommable, du superficiel, du jetable… Et seuls les plus "bâtardisés", ceux qui ont intégré d'autres influences, ont su évoluer et survivre. Je retiendrai et vous conseille donc :

- Faster Pussycat - s/t
- Mötley Crüe - Too fast for love, Shout at the devil, Theater of pain, Dr Feelgood, Saints in Los Angeles
- Poison - toute la première partie de la disco

Et on vous parlera souvent de…
- Hanoï Rock - Two steps from the move
- L.A. Guns - Hollywood vampires
- Ratt - Invasion of your privacy

 

 

Deux remarques générales :
- hard US et FM sont souvent entremêlés, tout comme hard US et glam. Certaines évolutions de carrières brouillent les pistes. Van Halen est FM sur 4 titres de sa disco, Winger est à la frontière des deux genres en permanence… et pour ne rien arranger pas mal de groupes heavy ont produit des disques très US. Ex : Scorpions à l'époque de Love at first sting ou Accept sur Metal heart...

- certains groupes dont seul le look pouvait être assimilé à l'un de ces courants se voient encore aujourd'hui qualifiés de US / FM / glam. Les deux victimes les plus visées : Great White et Cinderella, deux formations très bluesy, version Zep ou AC/DC… Rien de FM, de glam ou de US, mais bon, ils étaient américains et fringués comme des tatas. Tant pis pour eux.

Par Heavy REM - Publié dans : Dikozik
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