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Mardi 27 octobre 2009

Le punk
Style méconnu, incompris, sur lequel tout le monde a un avis alors que personne n'en écoute… Voilà une première définition qui colle parfaitement au vilain petit canard du rock, celui qui a foutu la trouille à pas mal de gens pour finalement retomber comme un soufflé… dans les medias. Parce qu'ailleurs, dans le cercle des initiés, le punk reste vivace et brûlant, déchaînant haines et passions, proposant un panel de courants et sous courants foisonnant. Mais comme les Sex Pistols et leur directeur commercial, Malcom McLaren ont arrêté toute activité (ou presque), le monde croit que le punk est mort l'année de sa naissance : 1977. Le monde a tort.

Petit préliminaire :
Comme pour le terme hard rock, deux acceptions :
- le sens général qui englobe tous les courants issus du punk rock originel (oï, ska-punk, hardcore, hardcore mélodique, emo, street punk, pop punk…)
- le sens "réduit" qui désigne le style musical originel.

Pour faciliter la lecture, admettons que "punk" = l'ensemble des courants, et que "punk rock" = "style musical précis et originel".

Les bases

Au moment où Led Zep flamboie, où Pink Floyd joue les prolongations et où le monde fume de l'herbe en planant sur le Grateful Dead et autres chantres du cheveux gras, aux USA, des p'tits blancs qui s'ennuient fourbissent leurs armes. Dans les caves et les garages, un son monte. Sale. Rugueux. Un cri primal d'adolescents mécontents, peu enclins à croire au "flower power" (t'en vois beaucoup des fleurs près des chaînes de montage de Detroit ou dans le Queens new-yorkais ?). Ces types veulent en découdre et passer à l'action. Et surtout cramer les idoles du moment qui s'éloignent, à leur sens, de l'esprit rock, des tablettes de la loi 'n roll définies par les grands noms du genre, de Chuck Berry aux Stones, de Gene Vincent à Elvis (le maigre) ou Little Richards. Marre des solos à rallonge, marre des percus, des impros, des concerts en forme de messe, l'idée est de privilégier à nouveau la spontanéité, la simplicité et l'efficacité. Ouanetoutrifor et rendez-vous au tas de sable.

Une poignée de formations émergent, toutes originaires du nord du pays, là où ça caille et où le boulot est dur (par opposition au sud et à la Californie en particulier où les groupes sont mous et sucrés, alanguis sur des plages parcourues de bikinis échancrés et prometteurs). Pour les plus connus : les Stooges (Ann Harbor, Michigan), le MC5 (Detroit "Motor City" toujours dans le Michigan) et les New-York Dolls (à votre avis ?). Ces gangs n'ont qu'une seule envie, porter les amplis au rouge et les faire cracher jusqu'à ce que mort s'en suive. La déflagration Stooges sera la plus forte (soniquement parlant), le MC5 politisera rapidement son discours (le groupe devient une "cible" du FBI… d'après la légende en tout cas…) et les Dolls révulseront les hippies (oh my God des hommes habillés en femmes, l'amour pas la guerre mais pas avec des travlos, faut pas déconner).

Musicalement tout cela est plutôt malhabile et peu chanté, mais c'est l'intention qui compte et l'intérêt, finalement, est ailleurs. Dans l'énergie, la débauche de décibels cradingues, la saine et authentique suée (on n'est pas le cul dans l'herbe de Woodstock à fumer un spliff), l'urgence d'une vie urbaine et monoxydée. Béton et junk food, Converses rapées et perf élimés.
En terme d'audience la "déferlante" touche finalement peu de monde. Mais la "révolution" est en marche et va faire des petits.

Aparté sur du velours

Le Velvet Underground est un cas un peu à part dans cette mouvance. "Arty", "intello", le groupe se veut plus expérimental qu'attaché au passé. Si son succès fut modeste en terme d'audience (c'est le cas de tous les pionniers de la scène punk), son importance musicale et son influence se démultiplieront au fil des années. A mon sens, le Velvet est l'une des plus grosses escroqueries musicales du rock (bien loin devant les Pistols) et ne tient que par la personnalité de Lou Reed et son mentor Warhol (souvent considéré comme un escroc lui aussi). Sous le motif (ou le prétexte) artistique, les deux veulent nous faire avaler des couleuvres. La quasi intégralité de White light / White heat est chantée faux et mal jouée. Mais c'est là aussi l'un des fondamentaux du punk : tout le monde peut essayer, tout le monde peut le faire. Tout le monde DOIT le faire. Donc, le Velvet, pourquoi pas ?

1977 (mais un peu avant quand même)

C'est surtout dans la grosse Pomme que le vers s'installe. Les enfants des Stooges et des NY Dolls répondent présent. Une petite communauté se crée dans la cité, autour d'une poignée d'énervés et leurs "fans" (surtout des potes au départ) amateurs de substances diverses et d'interdits en tout genre. Leur lieu de rassemblement ? Le CBGB (Country Blue-Grass & Blues), un club de ploucs crasseux qui autorisent les nouveaux maîtres du bruit à jouer pour quelques dollars. Là se produiront ceux qui deviendront des légendes dans le petit cercle de ceux que Yes n'a jamais intéressé : les Ramones, Television, les Dead Boys, Blondie, Richard Hell et ses Voidods (une fois barré de Television), The Dictators, Patti Smith…

Il fallait un nom à cette mouvance, une étiquette, un drapeau : ce sera "punk" ("minable", "crétin"), le titre d'un fanzine qui regroupe des news et des interviews de tous ces artistes en devenir. Et même si les répertoires n'ont rien avoir les uns avec les autres, l'attitude commune fédère tout le monde : fais avec tes moyens, exprime ce que tu es et ce que tu hais, crée sans complexe…

 

 

Mais alors le punk c'est pas anglais ?

Non. Si les anglais piaffent d'impatience, si leurs aspirations musicales vont dans le même sens, les groupes US allumeront la mèche et inspireront la vague punk européenne. Les Clash, les Damned, les Sex Pistols… tous seront au concert des Ramones (prophètes en Angleterre mais jamais dans leur pays… dès qu'ils quittent le New-Jersey on les hue) et tous en repartiront avec la ferme intention de "faire pareil" (à noter que dans cette magnifique et émouvante volonté de produire la même chose, ils en oublieront un des caractéristiques premières des Ramones qui est d'écrire des tubes à la pelle).
L'autre lien entre les yankees et les brittons ? Malcom McLaren. L'homme travaille dans la mode, la fringue et prend en charge de relooker les Dolls. Fini de passer pour des gonzesses. McLaren s'attelle à une transgression d'un autre genre et encore plus tabou chez l'Oncle Sam : le communisme. Il fringue le quintet en cuir rouge et vend une tournée "cuir rouge". Bide monumental. Les NY Dolls étaient à l'agonie et MacLaren les flingue définitivement. Il revient en Angleterre, prend en charge les Pistols et les looke en pillant ce qu'il a vu à New-York : t-shirts rapiécés et consolidés par des épingles à nourrice, perfecto, jeans rapés, etc.
Les Pistols sont mauvais mais ils sont bien vendus (le contraire des Ramones, qui ne savent pas faire grand chose de leurs instruments mais le font très bien grâce aux centaines de concerts qu'ils enquillent semaine après semaine).

No future

Le phénomène explose. La jeunesse occidentale sent confusément que tout part en vrille. Le capitalisme se renforce, le monde se  "droitise", les guerres coloniales et post coloniales broient des générations inutilement, les chocs pétroliers font flamber les chiffres du chômage… l'avenir est sombre et incertain. Et la jeunesse de douter d'un avenir meilleur. No future. Une seule certitude, le lendemain sera pire que la veille. Le changement doit passer par la destruction. Destroy. Destruction des symboles, remise à plat des valeurs occidentales et capitalistes. Il faut que les idées et les choses bougent. Les punks s'emparent des tabous, des intouchables et jouent avec : ils salissent les classiques de la chanson (« My way » par Sid Vicious), arborent des symboles interdits (la croix gammée par exemple), associe le rose (couleur réputée féminine ou gays) au noir du cuir et de la mort.
Dans le grand brasier menant à la fin du monde, les punks sont les visionnaires, ceux qui ont compris. La décadence en marche, la pourriture et le flétrissement d'une société cholestérolée, pesante, explosant dans sa propre fatuité. Et dans le bordel terminal, les punks montrent ce qui ne va pas, rappelant à tous qu'ils sont les produits de ce monde gangréné et absurde. Comme le beuglait déjà Iggy Pop qu'on imaginait définitivement cramé sur Raw power

I'm a street walking cheetah with a heart full of napalm
I'm a runaway son of the nuclear a-bomb
I am a world's forgotten boy
The one who searches and destroys

Evolution : l'après 77, conservatisme et expérimentation
Beaucoup de groupes resteront dans le crédo 100% punk en le radicalisant un peu plus musicalement (cf. les fameuses compils Punk and disorderly). Ils jouent mal, vite et glaviotent des paroles irrévérencieuses sur une musique qui se durcit et s'accélère : GBH, Exploited (à qui l'on doit l'album Punk's not dead en 1981, un slogan qui voyagera sous forme de tag partout en Europe).
D'autres exploreront de nouvelles  voies. Depuis 77 le groupe Suicide expérimente aux USA avec des boîtes à rythmes, des claviers, des bandes passées en boucle (l'idée du sample avant l'heure) pour un résultat chaotique et bruitiste. Ingrédients récupérés par la vague française alterno (les Bérus, Métal Urbain, emploieront des boîtes eux aussi). Autre gros expérimentateur, Crass. Outre l'aspect conceptuel et politique de sa musique, Crass impose un style graphique qui fera date dans le punk : pochette noir et blanc, collages, etc. (pour l'anecdote, le groupe publiera les premières œuvres de Napalm Death sur une compil de leur label).
En Angleterre, The Clash intègrera le reggae et des sonorités exotiques, The Buzzcocks "inventeront" la new wave en jouant une pop rock tour à tour brouillonne, lumineuse et expérimentale qui inspirera The Cure, The Smiths & co (chant imprécis pleurnichard, guitare crunch ou claire à la rythmique très rapide, refrains pop…).

Noyau dur
Rapidement émerge aux USA une forme plus dure du punk rock : le hardcore. Une radicalisation qui s'éloignera du rock (et donc du blues originel) : une version très "blanche" du rock, basée sur une rythmique très nerveuse, un chant plus gueulé que mélodique, des tempos plus élevés, etc. (ex : Black Flag, Minor Threath, Sick Of It All, Agnostic Front, Bad Brains, Dead Kennedys, Adolescents, Circle Jerks…)
L'autre influence du hardcore, curieusement, est le jazz, auquel il emprunte des harmonies tendues et un goût pour le bizarre. Enfin, niveau parole, le hardcore se veut (généralement) plus revendicatif et plus politisé que les punks US habituels. Mais là où le punk se veut finalement défaitiste (tout est foutu, no future), le hardcore s'affirme comme une force plus positive et constructive (relève tes manches mon pote et change le monde).

Ce durcissement musical ira jusqu'à emprunter au metal certaines sonorités pour créer ce que l'on appelait à l'époque le cross-over (le mélange metal / hardcore, dont Suicidal Tendancies ou DRI ont été les chantres)

Noyau dur… mais plus mou quand même
Mais comme à chaque fois qu'un mouvement se durcit, un courant mélodique apparaît en parallèle (ça existe aussi en metal : speed et speed mélodique, death puis death mélodique, etc.)
Le hardcore mélodique naît via deux groupes essentiels et majeurs : Bad Religion et Descendents (puis All, c'est la même chose). On garde les composantes du hardcore (vitesse, musique blanche, militantisme… quoi que pour Descendents ce n'est pas très fort) et on ajoute de la mélodie (limite pop voire hard US pour All)
Ceci peut sembler étrange pour nous, Européens, mais il faut rappeler qu'aux USA, un groupe comme les Beach Boys, fait l'unanimité chez au sein de la scène hardcore mélodique (née en Californie, on parle souvent de "SoCal hardcore" pour South California). Pour résumer, le hardcore mélodique c'est du hardcore de plage en somme (déjà les Ramones reprenaient les Beach Boys… la boucle est bouclée).

Les valeurs du punk
Précisons  ces valeurs ne sont récupérées et affichées que par les groupes les moins connus et les plus récents. Les parrains eux s'en tapaient royalement : les Pistols voulaient être des stars, les Ramones cherchaient leur nom dans les charts sans jamais les trouver, les Clash se sont vendus à Levi's (et quasiment tous étaient signés chez une major… pas de quoi la ramener !)

- le do it yourself
Faire les choses soi-même. Tu veux des concerts dans ton bled ? Organise-les. Tu veux écouter du punk ? Joues-en. Tu veux avoir des news de la scène ? Sors ta colle et tes ciseaux et crée un fanzine. Etc.

- la proximité fan / musicien
Les musiciens sont comme les gens dans la salle. Seule différence : ce soir, certains jouent, d'autres écoutent. Demain les rôles seront inversés, aucune importance. La scène n'est pas un moyen de dilater son ego, c'est un lieu de parole, de transmission de valeur et de partage d'énergie.

- majors : tous pourris
Le punk cultive l'underground. Il n'aime pas la lumière et se méfie de la diffusion de masse (radio FM nationale, grandes scènes / stades, télévision, chaînes musicales…). Via le "do it yourself" se créent des micro-labels, des listes de distributions (VPC) qui s'échangent entre elles des références pour faire circuler la musique. Ceci dit, l'éclosion et la réussite de labels comme Epitaph, Alternative Tentacles, Fat Wreck Chords, Go Kart, Burning Heart, montre qu'il existe des solutions économiques viables, voire florissantes, même dans l'underground et tout en respectant certaines règles. N'oublions pas que les américains, punk ou pas, n'ont pas de "complexe culturel" avec l'argent, la réussite et le business. Certains punks gagnent très bien leur vie (Brett Gurewitz, Fat Mike, les mecs d'Offspring ou de Green Day, etc.)

- ouverture d'esprit
Elle est de façade. Les punks vont s'afficher "ouvert". Sauf que les types les plus straight edge vont vous engueuler parce que vous mangez de la viande, que les street punks vont vous cracher dessus parce que vous écouter un disque chanté juste, etc. Les clichés ont la vie dure, et les chapelles musicales ont toutes leurs prophètes intégristes : les punks ne font pas exception.


Les disques du punk
Le sujet est vaste et je n'ai pas répertorié tous les sous genres pour deux raisons : ma méconnaissance de certains d'entre eux (ska punk par ex) et mon inappétence pour d'autres. Je m'en suis donc tenu à ce qui était le plus évoqué dans la définition ci-dessus. Enfin je suis resté assez près des années de départ pour chaque étape… Si vous voulez plus "récent" (tout est relatif), il vaut mieux taper dans la liste "Mes disques du punk".

"Protopunk"
- Dictators, The - Go girl crazy* (USA)
- MC5 - Kick out the jams (USA)
- New-York Dolls - s/t (USA)
- Stooges, The - Fun house (USA)
- Velvet Underground & Nico - s/t (USA)
 
* Les Dictators ont de fortes accointances avec la scène hard et metal puisque Ross The Boss (Shakin Street et Manowar) et Mark "The animal" Mendoza (Twisted Sister) ont joué en leur sein.

Punk rock "77"
- Clash - s/t (UK)
- Damned - Damned damned damned (UK)
- Dead Boys - Young, loud and snotty (USA)
- Exploited - Punk's not dead (UK)
- GBH - City baby attacked by rats (UK)
- Misfits, The - Static age (USA)
- Ramones - s/t (US)
- Sex Pistols - Nevermind the bollocks (UK)
- Stiff Little Fingers - Inflammable materials (UK)
- Television - Marquee moon (USA)
- UK Subs - Another kind of blues (UK)

 
Hardcore
- Bad Brains - Rock for light
- Black Flag - Damaged
- Circle Jerks - Group sex
- Dead Kennedys - Fresh fruits for rotten vegetables*
- Minor Threat - Complete discography**
- 7 seconds - The crew
- Youth of Today - We're not in this alone
 
* Selon les disques et les titres, on peut classer le groupe soit dans le punk, soit dans le hardcore. Faut bien choisir, DK étant souvent cité comme influence pour bon nombre de groupes HxC.
** Minor Threat n'a sorti qu'un seul album et une poignée de maxis, regroupés sur ce CD

Hardcore mélodique
- All - Percolater
- Bad Religion - Suffer
- Descendents - Milo goes to college
- NoFX - Punk in drublic

Mes disques de punk
Vous le constaterez, peu de classiques sont représentés ici… La faute à leur manque de musicalité. Les choses mal équarries pourquoi pas, mais faut-il que les chansons soient là. Et c'est la grosse lacune (à mon sens) du punk première génération. Quelques uns passent le cap, mais les bons song-writers n'arriveront qu'une ou deux générations après…

"Protopunk"

- The Stooges - Fun house / Raw power
- MC5 - Back in the USA
 
Punk rock
- Against Me ! - New wave
- Alkaline Trio - From here to infirmary / Crimson
- Bad Astronaut - Acrophobe
- Buzzcocks, The - Singles going steady (compil des singles, inédits sur albums)
- Gigantor - Back to the rockets!!!
- Goo Goo Dolls - Hold me up
- Green Day - American idiot
- Hard-Ons - Yummy!
- Leatherface - Mush / Horsebox
- Less Than Jake - In with the out crowd
- McRackins, The - Back to the crack
- Nerf Herder - How to meet girls
- Parasites - Punch lines
- Ramones - It's alive
- Randy - The human atom bombs
- Screeching Weasel - My brain hurts
- Sheriff, Les - Soleil de plomb / Allegro turbo
- Snuff - Demamussebebonk
- Vandals, The - Hitler bad, Vandals good / Look what I almost stepped in…
- Vulgaires Machins, Les - Compter les corps
- Zabriskie Point - Des hommes nouveaux / Paul

Hardcore mélodique
- All - Pummel / Breaking things / Mass nerder
- Bad Religion - Generator / The empire strikes first
- Lagwagon - Hoss / Let's talk about feelings
- Millencolin - Pennybridge pioneers / Machine 15
- Mr Bingo - Sometimes
- NoFX - White trash two heebs and a bean / The decline
- Samiam - Astray
- Tagada Jones - Le feu aux poudres*
 
*On est plus dans le hardcore tout de même, mais bon… je n'avais que celui là à citer dans le genre…

Par Heavy REM - Publié dans : Dikozik
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Jeudi 8 octobre 2009
Principe : les Top 10 regroupent mes albums favoris par genre et par année. Ce n'est pas exhaustif : je n'ai mis que mes "préférés", ceux sans qui la vie serait moins belle. Ce n'est pas objectif puisque ce sont mes "préférés" : oui, certains sont mineurs ou anecdotiques. Le classement dans chaque catégorie est alphabétique. Enfin, le titre est super mensonger puisqu'il peut y avoir plus de dix albums. Ou moins. Bref, si vous aimez les listes, vous adorerez cette rubrique qui se complètera au fil du temps

Top Albums

2000-2009 1990-1999 1980-1989
1970-1979
2000
1990  1980 1970
2001 1991 1981 1971
2002 1992 1982 1972
2003 1993  1983 1973
2004 1994 1984 1974
2005 1995 1985 1975
2006  1996 1986 1976
2007 1997  1987 1977
 2008 1998 1988 1978
2009
1999 1989 1979


Par Heavy REM - Publié dans : Rekaps
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Vendredi 2 octobre 2009
MAJ du jour : l'apparition d'un livre d'or… Pris en flag d'auto-satisfaction et de gonflage de melon le gars. Ça s'appelle "vous êtes trop bons", c'est dans le menu à gauche. Pas trop de commentaires négatifs (je parle de pas des commentaires contradictoires qui ont servi le débat). Je mettrai ça à jour régulièrement.
Par Heavy REM
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Jeudi 1 octobre 2009

Pour bien choisir sa laque à cheveux

Le hard rock fun et bigarré des années 80 est depuis peu affublé de la déplaisante étiquette "hair metal". Sobriquet ridicule et vide de sens : par définition, tous les artistes regroupés sous la bannière "metal" ou "hard" ont une "personnalité capillaire affirmée" : gras, décoiffés, explosés, longs, raides, etc.
En outre, cette expression englobe plusieurs réalités musicales, des styles différents et des influences diverses, qui se recoupent parfois mais ne peuvent être appréhendées via une simplification qu'on laissera aux lecteurs de Rock & Folk, des Inrocks et à tous les internautes approximatifs.
Trois courants principaux livrent bataille et se concurrencent pour faire hurler les arenas, mettre à genoux MTV (à grands renfort de clips Rimmel et de looks talon aiguille) : hard US, hard FM, hard glam.


Hard US

Alors que j'évoquais en d'autres lieu l'existence de ce courant, des petits malins m'assuraient, les effrontés, que la définition du hard US était simplement "du hard rock joué aux États-unis". Si on met de côté la logique implacable du raisonnement, et même si l'origine de la chose  prend sa source outre-Atlantique, on retrouvera ce style en Angleterre, en France ou ailleurs. Des suédois sont bien à l'heure actuelle les papes du heavy "à l'allemande" !

Deux courants principaux dans le hard US :

1 - Les "Van Halen-like".

On a tendance à oublier l'importance de Van Halen (le groupe comme le musicien) qui bouleversera la donne de la fin des années 70. Van Halen s'impose comme l'archétype du groupe US californien, dans la lignée de formations mélodiques et ensoleillées comme Boston, Fleetwood Mac (et les indéboulonnables Beach Boys si on remonte à Mathusalem).

Particularismes :
- un seul guitariste virtuose qui occupe l'espace en dépassant le cadre de la guitare rythmique. Si Page ou Blackmore brillaient au moment du solo, le bon Eddie brille tout le temps. L'homme est bavard mais pas saoulant, enrichit ses parties, varie les plans et deux sections identiques "sur le papier" ne sont pas interprétées de la même manière en live.  Son apport technique et la variété de son jeu rendent l'ensemble passionnant. D'autant plus que Van Halen joue avec le groove et le silence, deux notions qui laissent la musique respirer et l'auditeur souffler dans l'attente impatiente du prochain plan.
Ex de solistes fous : George Lynch (Dokken), Reb Beach (Winger), Vito Bratta (White Lion), Doug Aldrich (Bad Moon Rising), Steve Stevens (chez Vince Neil par exemple), Michael Schenker (MSG selon les périodes), Steve Vai puis Jason Becker (David Lee Roth), Vinnie Vincent (dans son propre groupe, pas chez Kiss).

Comme toujours on notera des exceptions avec des guitaristes "uniques" mais pas vraiment virtuoses (Carlos Cavazo chez Quiet Riot) ou des paires de guitariste en lieu et place d'un seul sniper (chez Warrant, Skidrow, MSG période McAuley surtout, Steelheart, Fisc, Damn Yankees…)

- des claviers plutôt rares voire absents. Chez VH ils apparaissent assez tardivement dans la discographie et leur utilisation se limite à quelques titres.

- très gros travail de production sur les chœurs : harmonies vocales bien entendu, mais surtout effet de masse sur les refrains. En gros on entend un stade chanter en même temps, au point de perdre parfois la voix lead dans le mix.

2- Les "Kiss-like"
Implantés sur la côte Est, plus particulièrement du côté de NY, ces groupes empruntent au glam rock mais pas seulement : Alice Cooper n'est pas loin, les New-York Dolls non plus (groupe proto-punk, braillant un rock approximatif et énergique se voulant stonien… Tous les musiciens étaient maquillés et portaient des vêtements féminins, talons aiguille notamment…).
On cherche le tube, le refrain pour les stades mais cette fois sans finesse aucune, par opposition aux groupes côte ouest plus sophistiqués. Quatre accords qui font mouche, un slogan de trois ou quatre syllabes et c'est parti ("Love it loud",  "The kids are back"…). Kiss trône tout la haut sur la montagne d'argent (c'est le cas de le dire) grâce à l'incroyable sens du marketing de Mister Simmons (qui ne perd aucune occasion de se faire du blé via son groupe) mais aussi, il faut le reconnaître, grâce à un solide répertoire de tubes directs et basiques.

Les enfants spirituels de Mister Simmons et Miss Stanley ? Twisted Sister, WASP, Mötley Crüe (selon les albums)… Particularité de tous ces gens, Kiss y compris : on flirte avec le heavy metal en sachant alourdir le tempo et ajouter de l'emphase ici ou là. Un autre point de divergence avec les collègues de l'ouest.

 

Le hard US est quelque peu tombé en désuétude, la faute à l'époque qui préfère des musiques plus sombres, plus agressives. Le culte des guitaristes et le tassement technique (pour simplifier, aujourd'hui, tout le monde joue bien) font que rien ni personne ne sort du lot.
Ceci dit, des résistants se dressent, tel Lordi, sous-Kiss / Alice Cooper des années 2000. Andrew W.K lui aussi prône le fun et fiesta sans interruption via une musique aux sonorités plus modernes mais clairement influencée par la vague US.

Le hard
US en quelques disques…

- Alice Cooper - Hey stoopid
- Def Leppard - Hysteria
- Dokken - Under lock and key
- Quiet Riot - Metal health
- Roth, David Lee - Eat'em and smile / Skyscraper
- Skidrow - s/t*
- Twisted Sister - Stay hungry
- Van Halen - I / 1984
- Warrant - Cherry pie
- WASP - s/t
- White Lion - Pride
- Winger - In the heart of the young

Mon hard
US en queqlues disques (les mêmes auxquels j'ajouterais….)
- Black'n'Blue - In heat
- Damn Yankees - s/t**
- Fisc - Too hot for love
- King Kobra - Ready to strike
- London - Playa del rock***
- MSG - Perfect timing
- Neil, Vince - Exposed
- Steelheart - s/t
- Twisted Sister - You can't stop rock'n'roll / Love is for suckers
- Van Halen - Diver down / 5150 / For unlawful carnal knowledge
- Tyketto - Don't come easy
- Vinnie Vincent Invasion - s/t
- WASP - Inside the electric circus

 


* Leur seul album vraiment
US. Skidrow durcira tellement le ton par la suite qu'on le rangera sans sourciller dans le heavy metal (on le rangera définitivement à partir de son troisième disque).
** Surtout ne pas écouter le suivant, Don't tread on me, auto-plagiat lamentable (rarement vu un groupe s'auto-parodier à ce point). Pour rappel, les Damn Yankees étaient formés de Ted Nugent, Tommy Shaw (ex-Styx), Jack Blades (ex-Nighranger) Michael Cartellone (ex rien, connu de personne, mais sa mère l'aime beaucoup).
*** Le groupe mythique qui a vu passer en son sein des mecs de WASP, Mötley Crüe, L.A. Guns, etc.


Le hard FM

Définir le hard FM s'avère assez délicat. Il partage avec le hard US ce goût pour le refrain à reprendre en chœur mais s'avère globalement plus mou du genou (on verra les exceptions plus loin, vous vous en doutez) avec un mixage assez soft côté guitare, des claviers omniprésents et très en avant. Autre point important le ratio de ballades par album. 1 pour 10 chez un groupe de hard rock standard, 3 ou 4 pour 10 dans le hard FM… Vous êtes prévenu (i.e. les Bon Jovi récents).
Les deux grands noms du hard FM américain restent Journey et Foreigner toujours en activité à l'heure où j'écris ces lignes (1er septembre 2009 à 14h02), même si leurs chanteurs respectifs (Steve Perry et Lou Gramm) ont joué les filles de l'air.
Digne héritier, Bon Jovi a amené le style à des sommets platinés pour ensuite faire évoluer sa musique vers un mélange hard FM / classic rock pas toujours du meilleur goût.
En 1988 le premier album de House of Lords (créé par Greg Giuffria), sera l'initiateur d'une nouvelle vague de hard FM plus énergique, musclant les guitares au delà des standards jusqu'à obtenir un "heavy FM" (i.e. Harem Scarem ou Hardline, le projet de Neal Schon).
Dernier particularisme du genre : les relations musicales incestueuses et les discographies courtes… Peu de groupes existent concrètement. On a souvent affaire à des projets montés de toutes pièces autour d'un chanteur ou d'un guitariste en collaboration duquel (ou pour lequel) plusieurs compositeurs travaillent. L'un des meilleurs exemples est Jim Peterik (le boss de Survivor). Il a écrit pour des tas de gens, participé à moult projets (récemment Pride of Lions) et sortis des albums solos. Et quand un groupe existe, il publie peu de disques (peu d'opportunité de tournées, public restreint…).

NB : on trouve le terme "AOR" (adult orientated rock) pour désigner les groupes FM. Cet acronyme englobe des musiciens beaucoup plus grand public : Michael Bolton, Huey Lewis, Jon Butcher… même si, musicalement, les racines restent très proches.
Encore une question de mix finalement.

Le hard FM en quelques disques

- Bad English - s/t
- Bon Jovi - s/t
- Europe - The final countdown
- Foreigner - 4
- Giant - Last of the runaways
- Giuffria - Silk & steel
- Hardline - Double eclipse
- Journey - Escape / Frontiers
- Nightranger - Seven wishes

Mon hard FM en quelques disques
- Asia – Alpha / Astra*
- Bon Jovi - s/t
- Final Frontier - Freelight
- Foreigner - 4
- Joshua - Surrender
- Meat Loaf - Bat out of hell II : Back into hell**
- Europe - The final countdown
- Harem Scarem - Weight of the world
- Honeymoon Suite - The big prize
- Q5 - When the mirror cracks
- Toto - The seventh one***
- Zeno - s/t

* Un peu rock prog aussi…
Mais comme je n'écrirai jamais de Top Rock Prog, j'en profite pour caser ces deux splendides albums (Astra étant le plus FM des deux)
** Egalement difficile à classer…kitsch, too much, emphatique, pompeux, variétoche… mais pas mal FM… ou AOR.
*** Là on est dans l'AOR ou le rock FM, mais bon, 1- je n'aime pas Toto de manière générale 2- "Stay away", "Only the children", "Home of the brave", etc.


Le hard glam
 

Ici le référentiel est bien plus rock'n'roll et blues. Il intègre des influences évidemment glam comme Bowie, Slade, T-Rex, Gary Glitter, etc. croisées avec le rayonnement de la triplette Kiss / Alice Cooper / New-York Dolls. Le pape du glam est censé être Mötley Crüe. Si on s'en tient au fait purement musical, ce n'est pas toujours le cas. Shout at the devil est plus heavy metal que glam. Mais ne chipotons pas.
Pendant presque dix ans, Los Angeles a abreuvé le monde avec les albums de Poison, Ratt, Pretty Boy Floyd (sans eux, pas d'Ugly Kid Joe !), Dangerous Toys, Faster Pussycat… Le style a aussi traversé l'océan : Tigertailz en Angleterre, Sweet Lips en France, etc.
Le glam c'est le fun, l'androgynie, les paillettes, les faux haillons, les t-shirts déchirés, les chansons bubble-gum, la fiesta, les textes salaces (là où le FM est plus "romantique") : personne ne voit plus loin que le bout de sa queue avec des titres comme "ouvrez grand et faites aahhh", "je veux ta tarte aux cerises" (avec le dessin qui va bien au cas où on n'ait pas compris la métaphore), "regarde ce que la chatte a ramené", "une autre part de tourte" (décidément…), "invasion de ton intimité" etc.
Actuellement l'imagerie et l'influence glam ont été récupérées par des groupes qui jouent le revival (les débuts de Hardcore Superstar, certains albums des Backyard Babies, Diamond Dogs, The Poodles (qui mélange allègrement tous les genres) sans cultiver avec autant d'effort le fun jusqu'au boutiste des années 80. Faut dire que payer ses factures et avoir un vrai boulot à côté n'aide pas à être un glam rocker insouciant et défoncé comme pouvaient l'être les millionnaires de chez Poison ou Mötley Crüe.

Le hard glam en quelques disques…
C'est bien la première fois que je peine à pondre une liste dans un genre donné "de la grande époque"… Je me suis alors plongé dans mes modestes archives persos pour en ressortir tourneboulé : le hard glam n'a laissé aucune trace alors que les USA palpitaient pour le genre ! A part les quelques noms cités plus haut, personne n'est resté, peu d'albums tiennent encore la route. Constat incroyable et pourtant… Qui en a encore quelque chose à foutre des Brittny Fox, Dangerous Toys ou autre Smashed Gladys ? Personne. On a pris ces groupes pour ce qu'ils étaient, du consommable, du superficiel, du jetable… Et seuls les plus "bâtardisés", ceux qui ont intégré d'autres influences, ont su évoluer et survivre. Je retiendrai et vous conseille donc :

- Faster Pussycat - s/t
- Mötley Crüe - Too fast for love, Shout at the devil, Theater of pain, Dr Feelgood, Saints in Los Angeles
- Poison - toute la première partie de la disco

Et on vous parlera souvent de…
- Hanoï Rock - Two steps from the move
- L.A. Guns - Hollywood vampires
- Ratt - Invasion of your privacy

 

 

Deux remarques générales :
- hard US et FM sont souvent entremêlés, tout comme hard US et glam. Certaines évolutions de carrières brouillent les pistes. Van Halen est FM sur 4 titres de sa disco, Winger est à la frontière des deux genres en permanence… et pour ne rien arranger pas mal de groupes heavy ont produit des disques très US. Ex : Scorpions à l'époque de Love at first sting ou Accept sur Metal heart...

- certains groupes dont seul le look pouvait être assimilé à l'un de ces courants se voient encore aujourd'hui qualifiés de US / FM / glam. Les deux victimes les plus visées : Great White et Cinderella, deux formations très bluesy, version Zep ou AC/DC… Rien de FM, de glam ou de US, mais bon, ils étaient américains et fringués comme des tatas. Tant pis pour eux.

Par Heavy REM - Publié dans : Dikozik
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Mercredi 30 septembre 2009

Aujourd'hui c'est la fête, je mets à jour et dépoussière quelques petites choses. Le Dikozik s'organise un peu parce qu'il va s'enrichir très prochainement. La NAQ  également a été toiletté avec un nouveau paragraphe "Nomenclature" et un changement concernant les commentaires.

Suite à mes manips, certains liens ne fonctionnent plus dans les chroniques. C'est en cours de réparation.

Par Heavy REM
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Mercredi 30 septembre 2009
Pour s'y retrouver dans la jungle des étiquettes, des classifications... et passer pour ce que vous n'êtes pas dans les nombreuses soirées où l'on vous pose des questions sur le hard rock, le punk ou le reste…
Bon... en fait vous n'allez jamais dans des soirées, et jamais personne ne vous pose de questions sur le hard rock, le punk ou le reste. Mais avec ça, vous brillerez sur les forums. C'est déjà pas mal. Et n'oubliez pas de citer vos sources : www.inoxydable.net


Le hard rock
Hey cheveux longs, quel est ton nom ? Marrant j'te voyais plus vieux…
 
Tout sur les lourdingues inoxydés.
 
— Alors… pédale de gauche t'embrayes, pédale de droite t'accélères.
Et la pédale du milieu ?
— La pédale de droite t'accélères on a dit…

— Alors… pédale de droite t'accélères. Et t'oublies pas de chanter steuplé !
Et la pédale du milieu ?
— Accélèèèèèèèèèèèère…

Le hard US / FM / Glam
Au pays de la laque les talons aiguilles sont rois. Mais dans le tas, faut pas oublier Van Halen.

Le punk rock, le hardcore et le hardcore mélodique
Crêtus ou crânes rasés ? Mélodie ou pas ? Jetez vos épingles à nourrice et lisez calmement, c'est compliqué.

Par Heavy REM - Publié dans : Rekaps
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Vendredi 25 septembre 2009
Quelques 5 lignes pour des albums des fois biens et des fois pas biens. Tout ça pour patienter (je vous sens extatique) en attendant un Dikozik "Punk et hardcore" et un autre consacré au "Hard US / FM / glam".
Faites votre marché…

Megadeth - United abominations (2007) / Endgame (2009)

Je n'ai pas mis à jour la disco de Megadeth et c'est un tort d'un point de vue de l'exhaustivité… voilà voilà… On s'est compris. Deux albums vides de tout, de riffs, de mélodies, de force, de caractère, en un mot de talent. Mustaine aligne des plans éculés en oubliant de chanter et d'écrire un refrain. Il rejoint au panthéon de la médiocrité ses amis de Metallica. Triste à écrire, je vous l'assure.

Alice in Chains – Black gives a way to blue (2009)
Les lamentations de camé de Layne Staley ne m'ont jamais ému outre mesure même si je reconnais une forte personnalité au groupe, l'un des rares à avoir marqué le tsunami dans un verre d'eau du grunge. 2009, le come-back, nouvel album, chef d'œuvre bla bla… Peut-être pas chef d'œuvre mais clairement un album réussi, prenant, poignant et parfois lourdingue (on ne change pas une équipe qui gagne) et qui se démarque de son illustre prédécesseur par une plus grande luminosité, là où Dirt se complaisait dans une dépression un peu trop affectée.

Metalium – Grounded chapter VIII (2009)
Merveilleux, sublime, une sorte de remise à zéro des compteurs metal. J'en suis encore sur le cul… Blague. Pas écouté. Evidemment. La seule question que l'on peut se poser c'est : « Comment font ils pour être encore là ? ». Envoyez vos théories à Inoxydable - « Pourquoi les groupes de merdes durent-ils aussi longtemps alors que Sortilège n'a sorti que deux albums ? » – 7 rue Cognacq Jay – 75007 Paris Cedex.

Queensrÿche – American soldier (2009)
Queensrÿche, comme Helloween en son temps, était promis à une réussite universelle, totale et absolue. Et comme Helloween les seattleiens (imprononçables ce machin) ont loupé le rendez-vous. C'est comme ça. Le train de la gloire ne vous attend pas, il fonce dans le tunnel de la réussite vers l'horizon du bonheur et certains restent sur le quai de la médiocrité dans la gare de l'ennui. American soldier enfonce le clou, la bande à Geoff démontrant une nouvelle fois leur totale incapacité à pondre un titre qui se tient, avec une bonne mélodie et pleins de jolis plans ciselés à l'or fin et rehaussés des diamants les plus purs, comme au temps d'Operation mindcrime ou Rage for order (deux albums qui mériteraient de figurer sur ce remarquable blog, mais là j'ai pas le temps).

Devin Townsend Project – Ki (2009)
Devin Townsend est un génie. C'est pas moi qui le dit, c'est écrit partout dans la presse. Enfin, la presse hard / metal hein, parce que nos génies s'exportent peu. Une autre preuve ? Quand il a  des cheveux, il est tout le temps décoiffé. Rappelons la définition du Génie du Metal de l'an 2000™  : un type qui fait des albums remplis jusqu'à la gueule de 74 minutes d'une musique surproduite où les sons et les arrangements s'empilent en un fouillis inextricable. Le tout emballé dans un concept à la mordsmoilne. Exemple de Génie du Metal de l'an 2000™ : Luca Turilli (Rhapsody), Ihsahn (Emperor), Micahel Portnoy / John Petrucci (Dream Theater)…
Ki est le premier d'une série de 5 albums concept, interprétés par cinq équipes et présentant cinq « tonalités » différentes. Autant dire à l'écoute de Ki que le doute s'installe rapidement quant à la pertinence du projet. Musique vaguement new age, riffs de basse néo-funk, longueurs insupportables, concept en bois. Et pourtant tout sonne plastique. Le génie c'est plus ce que c'était.

Axxis – Utopia (2009)
Meilleur que le précédent mais c'est pas encore ça. Après avoir sorti une brochette d'albums impeccables (prenez n'importe lequel ils sont tous bons mais prenez Eyes of the dakness en dernier quand même : Kingdom of the night, Axxis II, Back to the kingdom, Eyes of the darkness, Time machine, Paradise in flames), baisse de régime avec Doom of destiny et légère reprise sur ce Utopia. Dommage, d'autant qu'Axxis est l'un des meilleurs de D2 dans la catégorie groupe mélodique avec vrai chanteur, vrai guitariste et des compos qui tiennent la route plus d'une écoute et demie.

Sunstorm – House of dreams (2009)
Joe Lynn Turner ? Un loser magnifique. Comme le Capitaine Flam, on l'appelle quand il n'y a plus d'espoir, et on compte sur lui pour sauver la situation (Rainbow, Malmsteen, Deep Purple…) Et le gars s'en sort bien puisque c'est un bon chanteur et un solide side-man. Le reste du temps il pond des albums solos sans saveur qui fascinent les japonais. Petit aparté… un bon critère pour trier des groupes et des artistes occidentaux : si leur succès dépasse l'entendement au Japon tout en restant confidentiel ailleurs, ça sent le gaz, c'est daubé , fuyez. Fin de l'aparté. Sunstorm est la bonne surprise dans la carrière de JLT. Pseudo groupe monté de toutes pièces autour de Dennis Ward (ex-Pink Cream 69 et producteur / arrangeur / compositeur de tout un tas de trucs comme Place Vendome), James Peterik (m'sieur Survivor, Pride of Lions, etc.) et d'autres mercenaires FM, Sunstorm balance un très honnête deuxième album, meilleur que le premier et tout rempli de gros tubes à chanter à tue tête et de ballades qui puent. On n'en demande pas plus.

Trust – 13 à table (2008)
Trust a trahi. Il y a longtemps déjà. Trahi la cause, trahi les fans, trahi une certaine idée de la musique. Bernie se rattrape en racontant qu'on ne devrait pas se projeter sur les artistes, que la vraie liberté artistique c'est de faire ce que l'on veut, bla bla bla. L'honnêteté intellectuelle m'oblige à acquiescer. L'homme n'a pas tort. Mais on accepterait d'autant mieux que le groupe fasse ce qu'il veut si c'était bon. Las… Ne cherchez pas le mordant ou l'énergie, le contre-pied ou la folie, ne parlons même pas rock'n'roll. Ce disque est pathétique. On lève les yeux à chaque formule éculée, à chaque jeu de mots vaseux, à chaque phrase vide, on tente de se raccrocher au premier riff qui passe mais Nono est en grève illimitée de la guitare. On finit atterré. Bernie, c'est fini…

Loaded – Sick (2009)
Au fil des années, la famille Guns'n'Roses a produit un lot de bouses phénoménales, la palme revenant indubitablement au premier album de Duff. Fier de sa production, le bonhomme ne s'est nullement découragé et a persisté à nous inonder de disques tous plus anecdotiques les uns que les autres,
preuve que les directeurs artistiques ne signent que sur un nom ou une réputation. Alléluia, 2009, l'année de tous les miracles, le bon Duff parvient enfin à accoucher d'un disque correct. Une œuvrette rock'n'roll bien ficelée, avec ce qu'il faut de punk et de rock, de refrains efficaces et de riffs sympas. Pas la révolution, mais un bon p'tit disque quoi.

Heaven & Hell – The devil you know (2009)

Quand le meilleur chanteur du monde decide de revenir aux affaires, on se dit "là les gars, vous allez reprendre vos conneries de néo-black-sludge-death-metal et m'écouter ça histoire de vous remettre les pendules d'équerre". Sauf qu'on peut être le meilleur chanteur du monde et s'acoquiner avec les pères fondateurs pour la troisième fois et avoir la mauvaise idée de cloner son plus mauvais album. The devil you know emprunte tout ou presque à Dehumanizer, disque aussi déterminant que Eternal idol, c'est vous dire le truc. Du coup, les monstres sacrés regardent leur nouveau né dans le berceau avec tendresse sans voir les invités masquer l'horrible stupéfaction que provoque ce machin derrière un sourire factice.
Par Heavy REM - Publié dans : En 5 lignes
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Mardi 21 juillet 2009


Parlons quantité. Kilos de riffs, mégatonne de mélodies, bassines de paroles... Combien ? Quelle quantité de musique peut produire un musicien rock ? L'oeuvre de Mozart représente deux cent heures d'écoute soit dix jours non stop (à une vache près, c'est pas une science exacte). Extrême. Chez nos groupes bien aimés ça donne quoi ? Une dizaine d'heures à tout casser en comptabilisant tout : du live au japon au best of, en passant par les maxis que personne n'a jamais achetés, etc. Mais si on s'en tient au bon grain, à la crème de la crème, au caviar, on dépasse rarement la barre des quatre ou cinq albums, soit moins de 3 heures de musique*. Et certains se contentent d'un seul disque et d'une quarantaine de minutes.
Quiet Riot par exemple. En un album, le premier de cette formation sorti internationalement (la précédente comprenait Randy Rhoads), tout est dit. DuBrow et ses boys battent le fer sur Metal health comme si leur vie en dépendait. Mais dès Condition critical, c'est foutu. Ça pédale dans la semoule, ça s'enlise, ça rame... Parce que ces gars là n'avaient que 40 minutes de bonne musique à nous raconter. 9 foutues chansons. Je ne compte pas "Battle axe", exercice éruptif relevant plus de la méthode Coué ("je joue aussi bien qu'Edward, je joue aussi bien qu'Edward, je joue... ") qu'autre chose. 9 perles (enfin... 8... j'ai jamais pu encadrer "Let's get crazy", mais je chipote) pour un album impeccable, varié, puissant, festif, triste, joyeux, jubilatoire, jouissif...
Quiet Riot propose un glam plombé, hard US toujours à la frontière du hard et du metal, au même titre que le jeune Mötley Crüe (période diabolique), la boucherie en gros de chez WASP ou les emperruqués de Twisted Sister.
"Metal health" ouvre le bal, riff mongolien, refrain pour footeux aviné et hard rocker illettré ("secoue ta tête, je vais te rendre dingue", vaste programme). Enchaînement avec "Cum on feel the noize", tube déjà usé par ses créateurs (Slade) : mais l'occasion était trop bonne, Kevin DuBrow est le clone vocal de Noddy Holder, le hurleur anglais. Quiet Riot en propose une version US calibrée, un peu plus rapide que l'originale et à même de déchaîner un stade. "Slick black Cadillac" enfonce le clou du fun et des paillettes. Pour le reste le groupe varie les plaisirs, nous laissant littéralement ému et haletant sur "Breathless", énamouré le temps d'un "Don't wanna let you go",  les yeux dans le vague pour "Thunderbird"...
Je vous ai déjà fait le coup du disque parfait ? Metal health en est un. Le son est cristallin, et malgré l'âge a conservé son mordant. Cavazo, le Mick Mars "blond", tient la route et ses interventions s'avèrent toujours mélodiques et bien pensées. Enfin, Kevin DuBrow est magistral. Dans un registre braillard, il garde beaucoup de feeling, (registre de grand cintré  ou plus nuancé).
Par la suite Quiet Riot s'évertuera à reproduire l'alchimie présente sur Metal health, ce mélange unique de fun et d'émotion, de légèreté je m'en foutiste et de chansons calibrées au micro-poil. En vain. Dans la grande histoire de la musique et du rock, Kevin DuBrow et sa bande avaient seulement 40 minutes à nous offrir. Mais ça suffisait.


La rubrique ToiTube

Les clips de "Metal health" et "Cum on feel the noize"
Et une vidéo live de "Slick black cadillac"  où tout est parfait : spandex tigré, flying V, double grosse caisse siglée, pieds de micro sucre d'ogre et faux grand écart facial (tout le monde n'est pas David Lee Roth).


* Essayez, ça marche avec tous les groupes : Metallica ? (cinq albums maxi si VRAIMENT on veut être sympa), Gamma Ray ? -Quatre.  Accept ? Quatre. AC/DC ? Quatre. Etc. Ça fonctionne même avec les Beatles ou Led Zep. Parce qu'au delà des 4 vous direz « oui mais celui là... » ou « il est bien mais... ».
Par Heavy REM - Publié dans : Diskronik Hard Rock / Metal
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Mercredi 8 juillet 2009
Quand je suis tout déprimé je lis ces extraits de commentaires qui, pour la plupart, sont une ode à ma gloire et à mon génie intemporel. Je pensais que les négatifs étaient plus nombreux. Tant pis, cette page restera donc, pour le moment, cette petite bulle de bonheur, un espace où l'abrupte vérité resplendit d'autant dans sa magnificence la plus écalatante. Du coup ça m'oblige à écouter un album d'Epica ou de Dream Theater juste derrière pour retrouver la gnaque. Salauds.



Cette chronique est limpide et excessivement bien écrite, la meilleure que j'ai jamais lu sur un album d'un de mes groupes favoris. Bravo ! […]
Christophe, 08/10/09

[…] Bonne chro […]
Jonathan Hudon 15/09/09

[…] j'ai immédiatement adhéré à votre volonté de décortiquer les albums avec le plus de précision et d'exigence possible. Votre blog m'a permis de faire de belles découvertes […]
LTF, 21/08/09

[…] Et encore merci pour les conseils Rémi. […]
Bertrand, 21/08/09


J'ai acheté l'album suite à tes commentaires sur HnH et à l'écoute de leur Myspace. Et je ne le regrette absolument pas. […]  Une belle découverte. Merci.
Fredouille, le 07/07/09

[…] Ohla, on se calme. Une chronique rédigée si vite après le coup de foudre, ça sent l'arnaque. Et ça ne ressemble pas à la politique de la maison.[…]
Aeronth, 27/06/09

Bel article. […]
Ben Zab, 18/06/09

Sympa ces deux chroniques […] j'ai été totalement surpris et emballé par ce disque.
Joss, 21/04/09

je te suis à 200%[…]
Moumoune, 02/05/09

Merci pour cette découverte![…]
Seb, 30/03/09

j'ai parcouru un peu ton blog et je voulais juste de féliciter et te remercier.
StF, 20/03/2009

Tu écoute vraiment tout ça ? […] Tu écoute ça juste pour pouvoir en dire du mal ou tu espère vainement que les critiques qui disaient unanimement que Airbourne était un clone d'AC/DC forçaient le trait ?[…]
Rabbitman, le 12/03/09

Et Chopin mon con, c'est inutile ?[…]
Zoso, 12/03/09

Excellent article pour ce qui a été évoqué.[…]
Aeronth, 17/02/09

sympa le site, merci […]
sixty-nine, 10/10/08

Ton blog était pas mal, c'est dommage que tu ais tout faux avec tes 5 lignes sur le Metallica :-p
Joss, 04/10/08

je sui fan depuis peu mé moi o moi jsé lécrir. […] résultat: en effet tu té bien fé berné...
Romain Conégéro, 22/09/08

Moi j'apprécie les gens qui "font quelque chose". un blog, un gribouillis, un riff, une chronique. Ca plait ou pas, mais au moins on n'est pas le cul devant la TV. J'apprécie aussi les gens qui ne se laissent pas emmerder. Alors j'apprécie ce blog. c'est tout, fait trop chaud en ce moment j'ai la flemme d'écrire.
Mordred, 06/08/08

Je suis d'accord avec 99% de ce qui est dit par ici.[…]
Joss, 01/08/09

Remi est un vieux con c'est vrai mais un vieux con sympa,[…]
Dfreud, 19/07/08

J'ai toujours bien aimé ton blog, son ton si particulier et sans concession […]
Angrom, 15/07/08

Que tout cela est intéressant![…]
Fredouille, 08/0709

j'ai toujours adhéré à ton style de critique en général […]  merci d'exister et d'aider les petits "nouveaux" comme moi (même si on est pas toujours d'accord et heureusement!)
Reinoken, 08/07/2008

Inoxydable ou comment le blog d'un vieux radoteur attire les djeuns.[…]
Tony, 04/07/2008

Belle chronique.[…]
Bourbigot, 13/05/08

[…] aucun recul, pas de référence, l'intérêt est nul.
Duduche, 26/01/08

Moi qui te prenait pour une divinité omnisciente et infaillible, je suis très déçu... :p
theshaman, 18/12/07

rien à redire: en tant que "fan" du groupe, je te tire mon chapeau. tu es une des eules personnes, tres certainement, à avoir saisi l'essence du groupe, leur vrai motivation, […] bravo pour la chronique!
baptiste, 05/12/07

Merci Rem pour cette chronique. :)
theshaman, 19/11/07

Très bien ce petit article. Je prend vraiment plaisir à lire ce blog, bien écrit, amusant et avec des points de vue bien argumenté. Continue comme ça ;-)
Joss, 05/11/07

ba putain alors c vrai heavy rem n'est pas mort et il frappe toujours la ou ça fait du bien merci remi […]
Dfreud, 04/10/07

A part ça, je ne peux que m'ajouter au concert de louanges sur la qualité et la pertinence des chroniques de ce blog. J'attend la suite avec impatience. […]
theshaman, 14/09/07

Excellent texte sur le Heavy, out y est!!  […]
philty, 21/08/07

Il écrit bien, ce REM. Et il est persuasif. […]
Odin, 19/07/07

Félécitation pour ce réquisitoire cynique : un peu de respect est sans odute trop demander ...
Sophie, 08/07/07

Interessant, même si je ne partage pas ton avis. […]
LBM, 01/07/07

Entièrment d'accord avec tout ce qui est dit dans la chro. […]
theshaman, 19/06/07

Bravo HREM!j'ai toujours admiré ta façon d'écrire mais là ,c'est ta meilleure chronique.[…]
zulayha, 19/05/07

Toujours aussi instructives et passionnantes, tes chros. […]
A.M.E., 18/05/07

Encore merci pour le boulot abbatu.
Canard WC, 19/04/07

 une chronique encore super detaillé merci remi c agréable et du coup on a envie de réécouter tous ça  […]
dfreud, 31/03/07

Tiens, l’intro de cette chronique doit compter parmi tes meilleurs textes, REM, vrabo.
ZiGGy, 01/04/07

Très bon blog sinon, même si tes goûts musicaux différent pas mal des miens.
Crafty, 26/03/07

très beau texte !
Eric, 03/03/07

[…] Pense à te cultiver avant d'écrire n'importe quoi.
tib, 16/02/07

Les 4 dernières lignes sont vraiment chouettos. […]
LBM, 23/01/07

Une bien belle chronique qui m'a fait rigoler sur quelques points ; )
Metal Eternam, 17/1/06

Suite à cette chronique j'ai acheté l'album : il m'a tellement plu que j'ai acheté tout le reste de la discographie d'un coup !
Ploc, 08/08/06

Excellente (comme d'hab) discommentée.[…]
Ploc, 07/08/06

Superbe analyse, complète et pertinente. […]
Dark Schneider, 29/07/06

c'est une super bonne idée ce blog, ça m'fait plaisir que tu continues à chroniquer tout un tas de trucs... [.…]
thekorner , 28/07/06

je suis presque d'accord avec ce qui vient d'être écrit juste au-dessus, ce qui, déjà, constitue un événement [.…]
davledem, 16/06/06

on attend ces chros avec impatience. Au plaisir de te relire.
Romdu, 03/06/06

Trés belle rétrospective ! Bravo ! [.…]
Maxi, 19/05/06
Par Heavy REM - Publié dans : livredor
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Mardi 30 juin 2009
Si vous souhaitez faire de la pub sur un forum de votre connaissance, c'est possible.
Il suffit d'insérer ceci dans un post :
[url=http://www.inoxydable.net][img]http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/27/83/01/bannieres/inox_pub_ours_1.jpg[/img][/url]

Et vous obtiendrez cette image / lien vers le blog.

Par Heavy REM
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